Trois sujets principaux au menu de la conférence de presse mensuelle de novembre de Laurence Parisot. La réforme de la taxe professionnelle qui si elle aboutit sera « un changement de cap majeur pour l’économie de notre pays ». Le prochain sommet de Copenhague, dont le MEDEF attend un « accord contraignant » et les questions sociales avec un point d’étape sur les négociations en cours.
Réforme de la Taxe professionnelle : « Un changement de cap majeur pour l’économie de notre pays »
Le premier point que je souhaite aborder avec vous est celui de la réforme de la taxe professionnelle. Vous savez combien ce sujet est tout à fait important pour nous et essentiel pour nos entreprises. Je dois dire que le gouvernement en mettant en œuvre tout un processus de concertation depuis plusieurs mois, tout un processus également d’explication d’une manière continue, d’une manière régulière et persévérante, fait un travail tout à fait décisif. Nous considérons que cette réforme si elle aboutit, comme nous l’espérons, représente un changement de cap majeur pour l’économie de notre pays. Nous avons en France le taux de prélèvements obligatoires sur les entreprises le plus élevé au monde et par cette réforme de la taxe professionnelle, par cet allégement, parce qu’il ne s’agit pas d’une suppression véritable, nous aurons enfin un effort accompli au service de la compétitivité de nos entreprises. Nous avons le sentiment que nous ne sommes pas loin du but. Il y a néanmoins un certains nombres de points à propos desquels nous restons vigilants. Le premier d’entre eux, aujourd’hui peut être le plus important, est cet amendement issu du Sénat qui recrée une déliaison des taux entre les taux d’imposition payés par les entreprises et les taux d’impositions payés par les ménages. Nous avons toujours considéré, le gouvernement et l’Assemblée Nationale également, que la liaison des taux était tout à fait déterminante et donc nous demandons que cette position soit reconsidérée. Il faut absolument qu’il y ait une liaison des taux entreprises et ménages. Je vous rappelle pourquoi, car ceci apparaît comme très technique alors qu’en réalité c’est une question presque de bon sens. Le taux des ménages sont suivis de près par les électeurs et donc les collectivités locales ne les font bouger à la hausse que très prudemment. A l’inverse les taux d’impositions sur les entreprises ne sont pas regardés par les électeurs. C’est donc dans un souci de transparence, dans un souci de simplicité, dans un souci de visibilité de la fiscalité locale qu’il faut comprendre cette exigence que nous avons sur la liaison des taux entre les entreprises et les ménages.
Deuxième point : nous considérons qu’il faut continuer de travailler avec les parlementaires et le gouvernement sur les entreprises qui risquent d’être perdantes à l’issue de la réforme. J’ai toujours dit, et le conseil exécutif du medef est unanime là-dessus : il faut qu’à l’issue de cette réforme il y ait zéro perdants, c’est-à-dire qu’aucune entreprises ne paie plus d’impôts de production après la réforme qu’avant. Si compte tenu des mécanismes et des critères multiples et parfois complexes des deux nouvelles cotisations qui vont être installées, il y a néanmoins des augmentations pour certaines entreprises, alors, et là-dessus nous serons très fermes, nous demandons un lissage sur au moins dix ans de ces effets de hausse. Nous le demandons avec d’autant plus d’aisance que les entreprises qui sont concernées par cette hausse sont principalement des PME et des PME de main-d’œuvre. Des PME de main- d’œuvre qu’on trouve dans les secteurs du service, de l’intérim, de la propreté, dans certains secteurs du bâtiment, dans le secteur des services informatiques, principalement. Il s’agit bien de PME de main-d’œuvre, donc nous disons, il y a encore un bout de chemin à accomplir, le travail qui a été fait jusqu’à présent est déjà un travail tout à fait considérable et vraiment je crois qu’il faut que tous ceux qui s’intéressent à ce dossier mesurent la concertation, la réflexion, la recherche du compromis qui a prévalu a chaque étape de ce travail. Cette semaine est une semaine importante pour les élus des collectivités territoriales et nous entendons leur inquiétude mais je leur réponds ‘si vous êtes inquiets, il s’agit d’un mal entendu’. C’est un mal entendu car en réalité nos intérêts sont totalement convergents. Nous avons les mêmes objectifs, à savoir que nos entreprises restent ancrées dans nos territoires et n’aillent pas en délocalisation je ne sais où. Que nos territoires restent toujours attractifs et que les entreprises aient envie de croître, de se développer en liaison avec les communes, les départements et les régions. Donc je le dis aux élus locaux qui sont aujourd’hui et toute la semaine en réunion, nos intérêts sont les mêmes.»
Sommet de Copenhague : « Nous voulons un accord contraignant »
«Je souhaiterais aborder un autre sujet qui a été au cœur des débats et des échanges du Conseil Exécutif hier après midi, nous y avons consacré un temps important, à savoir la préparation du sommet de Copenhague. Nous avons plusieurs choses à dire sur cette question déterminante, décisive, tellement importante pour l’avenir de nos civilisations. Premièrement, nous le MEDEF, nous voulons un accord contraignant à Copenhague. Nous sommes mobilisés et motivés pour un accord contraignant. Pourquoi ? Tout d’abord parce que nous les chefs d’entreprise sommes des hommes et des femmes responsables et, je l’ai déjà dit mais permettez moi de le répéter, quand dans 10 ans, si nous ne faisons rien aujourd’hui, nos enfants nous demanderons ‘mais pourquoi n’avez-vous rien fait ?’ nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Donc nous avons une responsabilité historique et nous les chefs d’entreprise nous en sommes conscients. Deuxièmement, nous les entreprises françaises de ce point de vue nous considérons que non seulement nous n’avons pas à rougir de ce que nous avons fait, mais que nous sommes en avance. Je voudrais vous rappeler que la France est un des très rares pays signataires du protocole de Kyoto qui va respecter ses engagements à l’horizon 2012. Et si la France va respecter ses engagements, c’est notamment parce que ses entreprises, en particulier ses grandes entreprises industrielles ont accompli des transformations radicales de leurs processus de fonctionnement et ainsi ont pu réduire de manière tout à fait significative leurs émissions de gaz à effet de serre. Quelques chiffres pour mesurer ce point : de 1990 à 2007 les entreprises françaises ont réduit leurs émissions de 26%. Une des raisons qui explique également cette réduction c’est le mix énergétique français. Je le rappelle par exemple pour l’électricité : 77% de notre électricité est d’origine nucléaire, 12% d’origine hydraulique. Mais ce mix c’est aussi le fruit du travail de nos grandes entreprises du secteur de l’énergie qui sont des entreprises leader. Je parle ainsi aussi bien de Suez, de Véolia, de total que d’EDF ou d’Areva etc. Cela fait que la France a, par habitant, un taux de CO2 parmi les plus faibles de la planète. 6 tonnes par habitant. Par comparaison l’Allemagne est à 10 et les Etats-Unis sont à 20. Dons nous avons toujours été leaders et les entreprises françaises sont à la pointe. C’est dire aussi, et c’est le 3ème point, qu’un accord contraignant à Copenhague ce serait non seulement majeur pour le bien être de l’humanité, mais ce serait aussi un atout de compétitivité pour les entreprises françaises. Beaucoup de choses sont dites actuellement sur Copenhague et j’entends principalement l’idée qu’il est impossible d’obtenir un accord. Je voudrais que vous sachiez que nous-mêmes, à notre modeste niveau, nous allons tout faire pour encourager chacun à aller vers un accord. Nous travaillons de manière étroite avec notre homologue allemand le BDI. Nous avons d’ailleurs adressé une lettre commune à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Nous sommes actuellement en train de travailler avec le patronat brésilien en accompagnement de l’initiative qui nous semble tout à fait importante du Président Lulla et du Président Sarkozy Nous allons nous adresser à nos homologues américains de l’US Chamber of Commerce dont chacun sait qu’ils sont les plus réfractaires sur cette question. Raison de plus pour discuter avec eux, raison de plus pour échanger. Et, j’ajouterai encore deux choses pour dire à quel point il ne faut pas tout de suite partir en se disant ‘allez c’est foutu’.
Premièrement, la crise financière nous a enseigné une chose que je crois nous avons tous intégrée : désormais, nous avons besoin de règles mondiales. Si dans ce domaine qui est par nature planétaire, nous ne sommes pas capables de tirer les enseignements de la crise financière, à savoir ce besoin de règles du jeu partagées par tout le monde, je serais tout à fait désespérée. Puis une deuxième chose, je me souviens que 48 heures avant Kyoto, personne ne pensait qu’un accord serait possible. Bien sûr tout le monde n’a pas adhéré à Kyoto, mais il y a tout de même eu un accord. Bien sûr aussi, l’accord de Kyoto est par certains aspects «mal fagoté», mais il existe, c’est une base. Et je vous le rappelle 48 heures avant on ne pensait pas qu’il pouvait y avoir un accord. Et puis souvenez vous de Bali en décembre 2007, c’est moins ancien. Bali en décembre 2007 c’était absolument la catastrophe jusqu’au moment où le secrétaire de la convention de Bali désespéré par l’impossibilité dans laquelle la discussion était, par l’impasse des conversations, s’est mis à pleurer. A ce moment là, je ne sais pas si vous vous souvenez, la représentante des Etats-Unis s’est levée et a débloqué la situation en disant d’accord, il faut que nous évoluions, il faut que nous allions vers un consensus. Tout n’a pas été réglé, mais beaucoup de choses ont été débloquées. J’ai toujours eu l’habitude de dire que tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin du match on ne sait pas qui est le gagnant ; tant que le directeur de course n’a pas agité le drapeau à damiers, la course n’est pas finie. Dons il est trop tôt, beaucoup trop tôt pour dire que Copenhague c’est foutu et on a encore beaucoup de temps pour se mobiliser. Je crois qu’il faut s’engager, notamment derrière l’initiative commune des présidents Sarkozy et Lula. C’est tout de même quelque chose de tout à fait inédit un accord entre un grand pays émergeant, un géant des pays émergeants et un pays développé. Et cela me semble être un signal donné au monde tout à fait important. Il y a bien sûr dans les négociations qui auront lieu des choses sur lesquelles on peut avancer et d’autres sur lesquelles il faut être réaliste. Nous serons par exemple attentifs aux discussions autour des enjeux de transferts de technologie car il faut surtout ne rien demander aux pays en voie de développement et les aider, mais il faut aussi garder des principes majeurs de propriété intellectuelle et être attentifs à ce point. De même si on doit se fixer des objectifs, et il faut se fixer des objectifs de réduction d’émission, il faut que les échéances soient les mêmes pour tout les pays développés. Nous avons nous accepté des échéances à 2020. Il serait totalement inéquitable que nous restions nous Européens avec des échéances à 2020 et que les Américains par exemple ne se donnent des échéances qu’à 2050. Donc il faut qu’il y ait le même calendrier pour tous. Voilà pour ce sujet qui a été longuement discuté hier en Conseil exécutif, longuement discuté non pas parce qu’il y avait des désaccords entre nous, loin de là, mais parce que nous considérons que c’est un sujet majeur à tout point de vue.»
Questions sociales : « Avec les syndicats, ça bosse ! »
«Je terminerai par différentes considérations sur toutes les questions sociales. D’abord je voudrai vous dire que dans la relation avec les syndicats, ça bosse. Ca bosse beaucoup. Nous sommes aujourd’hui le 17 novembre, il y a une séance paritaire à 14h30, il y a en aussi le 24 novembre, le 25 novembre le 26 novembre, le 30 novembre… plusieurs séances sont organisées en décembre sur différents sujets. Notamment sur un sujet tout à fait nouveau et qui nous tiens à cœur : la modernisation du paritarisme, nous sommes en train de chercher des dates pour ouvrir cette délibération quoiqu’il arrive avant Noël. Donc, nous travaillons. Il y a tout d’abord cette négociation qui s’appelle «Gestion sociale des conséquences de la crise économique sur l’emploi».
C’est une négociation qui avance d’une manière très pragmatique et très concrète, donc très efficace. Un accord a été obtenu récemment pour que nous ouvrions ensemble, c’est totalement nouveau, syndicats et patronat, un portail internet d’informations et d’orientation sur toutes les questions de l’emploi. Nous travaillons aussi, intensément – un sujet pour moi tout à fait important et pas facile – sur la mobilité des jeunes et leur accès au logement. C’est un sujet majeur pour réduire le chômage des plus jeunes et de ceux qui sont en train de vouloir rentrer sur le marché du travail. Cette négociation avance.
Deuxièmement, nous avons la délibération sociale sur la modernisation du dialogue social. Là aussi, sur plusieurs aspects de ce dossier qui est assez vaste, nous avons bien progressé dans l’état des lieux et le diagnostic et je pense qu’on peut être raisonnablement confiant sur la transformation de cette délibération en véritable négociation. J’ajoute que dans cette discussion autour notamment du thème de la gouvernance, du partage d’informations, de tous les enjeux qui concernent la vie de l’entreprise, je souhaiterais que nous ajoutions deux sujets. Le sujet sur l’égalité professionnelle hommes femmes et le sujet diversité. Plus précisément, uisque nous sommes en train de remettre à plat tous les indicateurs, puisque nous sommes en train d’examiner toutes les informations que nous devons partager, sur ces deux sujets particuliers, demandons-nous si nous avons les bons indicateurs, si nous les regardons de manière suffisamment approfondie, au rythme qu’il convient, pour en tirer les conclusions nécessaires. A l’intérieur de cette délibération sociale sur la modernisation du dialogue social, il y a aussi le sujet très difficile du dialogue social dans les TPE. Sur cette question du dialogue social dans les TPE, je dirai tout simplement qu’aucune porte n’est fermée. Mais, d’une manière totalement unanime le conseil exécutif hier a considéré qu’il fallait se donner du temps sur ce sujet, que rien n’indiquait que ce sujet était une priorité. C’est peut être un sujet plus compliqué que ce qu’on croit de prime abord. Je m’explique: vous savez que ce sujet est venu du fait de la réforme de la représentativité syndicale et de la mesure d’audience des syndicats. Il faut bien relire ce que dit la loi de 2008, loi qui a transposé notre accord signé avec la CGT et la CFDT sur la représentativité. La loi dit qu’il peut y avoir un problème de mesures d’audience dans les entreprises de moins de 10 salariés, uniquement pour les branches professionnelles, je dis bien uniquement pour les branches professionnelles qui ont plus de la moitié de leurs salariés dans des entreprises de moins de 11 salariés. Il convient donc de regarder quelles sont les branches professionnelles concernées. En réalité peu des branches professionnelles concernées sont directement adhérentes au MEDEF. Si vous regardez la liste, il y a d’une part assez peu de branches concernées, à peine une vingtaine je crois, et ce sont surtout des professions du type cabinets d’avocats, cabinets d’architectures, cabinets médicaux, cabinets dentaires, huissiers de justice…Il est d’abord important que ces professions elles mêmes se positionnent sur le sujet puisque cela les concerne. C’est une des raisons pour lesquelles nous disons qu’il faut se laisser le temps de la réflexion. Il y a une deuxième raison : aujourd’hui nous voyons que dans les entreprises de moins de 11 salariés il n’y pas l’expression d’une urgence sur le sujet. Je pense que vous avez tous vu un sondage publié la semaine dernière et qui est très clair de ce point de vue, tant du côté des responsables des TPE que du côté des salariés. Et, est-ce qu’aujourd’hui en pleine crise, car nous ne sommes pas sortis de la crise économique, ce sujet est vraiment la priorité des priorités ? Encore une fois, le Conseil exécutif de manière unanime a dit non. Donc, nous allons continuer à discuter, car je dis aussi, je le répète, aucune porte n’est fermée, mais nous voulons vraiment que le débat aille jusqu’au bout dans tous ces aspects juridiques, sociaux, économiques avant de prendre une position définitive dans la discussion en cours. Sur les enjeux sociaux, je voudrais vous dire aussi que dans les négociations en cours, il y a cette négociation conduite par Benoît Roger-Vasselin sur le harcèlement. Je voudrais que vous sachiez que tout ce débat sur la souffrance au travail est un débat que je suis loin de négliger, bien au contraire, j’y accorde une grande attention. Pourquoi ? Parce que d’une part il est tout à fait juste de dire qu’il y a des cas, des situations de souffrance au travail et que ce n’est pas admissible. Il est important de se poser la question des circonstances qui amènent à cela, il est important de se demander comment, le plus vite possible, résoudre de telles situations. Il est tout à fait important enfin qu’entre partenaires sociaux, nous nous mettions d’accord sur une définition de cette question, sur ce que l’on met dans ce concept de souffrance au travail. Par ailleurs, nous participons de la manière la plus active possible aux travaux engagés par Jean-François Copé dans le cadre de la mission parlementaire qu’il a ouverte sur le sujet. Nous avons à cette occasion, transmis aux parlementaires des documents qui ont été faits au MEDEF au cours de cette dernière année et avant que le débat ne soit public, sous le chapitre «Manager au 21ème siècle». Vous avez un document qui s’appelle «Le développement personnel des collaborateurs» et un autre document qui s’appelle «La place de l’homme dans l’entreprise». Donc ne croyez pas que nous ayons attendu les drames que malheureusement nous avons tous vécus pour dire un certain nombre de choses. Cela a été fait il y a plus d’un an et sur ces documents on peut lire en synthèse : «diriger c’est donner du sens, jouer collectif et faire confiance, libérer les initiatives, partager le pouvoir, donner le droit à l’erreur, soutenir les managers de proximité, associer la DRH à la stratégie de l’entreprise et rémunérer de façon justifiée et justifiable ». Nous allons continuer à faire circuler ces documents, mais si nous nous intéressons vivement à ce sujet c’est aussi parce qu’il ne faut pas pour autant tirer de ces situations dramatiques et inadmissibles, un discours général et englobant anti entreprises.
Vous avez vu que la création d’entreprises continue à ce développer dans notre pays. Il y a toujours des parcours formidables à faire dans l’entreprise, il y a toujours des entreprises qui offrent des aventures, des moments de conquête, de solidarité, de générosité et cette dimension il ne faut pas non plus la négliger.
Deux ou trois choses pour terminer. Premièrement, nous avons crée un comité sport. Ce comité sport, a décidé de créer un groupe de travail qui s’appelle «développement du sport en entreprise». La mission de ce groupe de travail est de repérer les bonnes pratiques ou d’imaginer des solutions nouvelles pour favoriser la pratique du sport dans la vie de l’entreprise, dans l’entreprise, de la manière la plus aisée, la plus commode possible. Je pense que c’est quelque chose qui peut effectivement contribuer au bien être au travail. Le comité sport a également d’autres ambitions. Il est présidé par Philippe Joffard et il rassemble à la fois des chefs d’entreprise et des sportifs de haut niveau. Les missions de ce comité sport sont notamment de développer l’attractivité des territoires pour remporter des grands projets, des grands événements sportifs, c’est donc tout un projet «team France» qui va être mis en place. Il va y avoir aussi des réflexions menées autour du mécénat et de tout ce qui est emploi et formation, c’est-à-dire la reconversion des sportifs dans l’entreprise.
Deuxièmement, dans quelques jours sera rendu public le rapport annuel AFEP-MEDEF qui fait le bilan, l’évaluation de la mise en œuvre du code de gouvernance AFEP MEDEF.
Last but not least, ce soir il y a un événement de plus dans l’auditorium du MEDEF, une rencontre avec des jeunes sur le thème des métiers scientifiques. C’est la cinquième rencontre que nous organisons ainsi. Chaque mois il y a des échanges entre chefs d’entreprise et 200 à 300 jeunes. Dès le début de la crise, je ne sais pas si vous vous souvenez, j’ai dit qu’il faut absolument se concentrer sur les nouvelles générations. C’est vraiment un moment particulier de soutien, de solidarité, de coups de pouce qu’il faut leur donner et je crois que le travail que nous faisons dans ce sens là apporte une petite pierre à ce grand enjeu.
Point presse mensuel de novembre 2009
Trois sujets principaux au menu de la conférence de presse mensuelle de novembre de Laurence Parisot. La réforme de la taxe professionnelle qui si elle aboutit sera « un changement de cap majeur pour l’économie de notre pays ». Le prochain sommet de Copenhague, dont le MEDEF attend un « accord contraignant » et les questions sociales avec un point d’étape sur les négociations en cours.
Réforme de la Taxe professionnelle : « Un changement de cap majeur pour l’économie de notre pays »
Le premier point que je souhaite aborder avec vous est celui de la réforme de la taxe professionnelle. Vous savez combien ce sujet est tout à fait important pour nous et essentiel pour nos entreprises. Je dois dire que le gouvernement en mettant en œuvre tout un processus de concertation depuis plusieurs mois, tout un processus également d’explication d’une manière continue, d’une manière régulière et persévérante, fait un travail tout à fait décisif. Nous considérons que cette réforme si elle aboutit, comme nous l’espérons, représente un changement de cap majeur pour l’économie de notre pays. Nous avons en France le taux de prélèvements obligatoires sur les entreprises le plus élevé au monde et par cette réforme de la taxe professionnelle, par cet allégement, parce qu’il ne s’agit pas d’une suppression véritable, nous aurons enfin un effort accompli au service de la compétitivité de nos entreprises. Nous avons le sentiment que nous ne sommes pas loin du but. Il y a néanmoins un certains nombres de points à propos desquels nous restons vigilants. Le premier d’entre eux, aujourd’hui peut être le plus important, est cet amendement issu du Sénat qui recrée une déliaison des taux entre les taux d’imposition payés par les entreprises et les taux d’impositions payés par les ménages. Nous avons toujours considéré, le gouvernement et l’Assemblée Nationale également, que la liaison des taux était tout à fait déterminante et donc nous demandons que cette position soit reconsidérée. Il faut absolument qu’il y ait une liaison des taux entreprises et ménages. Je vous rappelle pourquoi, car ceci apparaît comme très technique alors qu’en réalité c’est une question presque de bon sens. Le taux des ménages sont suivis de près par les électeurs et donc les collectivités locales ne les font bouger à la hausse que très prudemment. A l’inverse les taux d’impositions sur les entreprises ne sont pas regardés par les électeurs. C’est donc dans un souci de transparence, dans un souci de simplicité, dans un souci de visibilité de la fiscalité locale qu’il faut comprendre cette exigence que nous avons sur la liaison des taux entre les entreprises et les ménages.
Deuxième point : nous considérons qu’il faut continuer de travailler avec les parlementaires et le gouvernement sur les entreprises qui risquent d’être perdantes à l’issue de la réforme. J’ai toujours dit, et le conseil exécutif du medef est unanime là-dessus : il faut qu’à l’issue de cette réforme il y ait zéro perdants, c’est-à-dire qu’aucune entreprises ne paie plus d’impôts de production après la réforme qu’avant. Si compte tenu des mécanismes et des critères multiples et parfois complexes des deux nouvelles cotisations qui vont être installées, il y a néanmoins des augmentations pour certaines entreprises, alors, et là-dessus nous serons très fermes, nous demandons un lissage sur au moins dix ans de ces effets de hausse. Nous le demandons avec d’autant plus d’aisance que les entreprises qui sont concernées par cette hausse sont principalement des PME et des PME de main-d’œuvre. Des PME de main- d’œuvre qu’on trouve dans les secteurs du service, de l’intérim, de la propreté, dans certains secteurs du bâtiment, dans le secteur des services informatiques, principalement. Il s’agit bien de PME de main-d’œuvre, donc nous disons, il y a encore un bout de chemin à accomplir, le travail qui a été fait jusqu’à présent est déjà un travail tout à fait considérable et vraiment je crois qu’il faut que tous ceux qui s’intéressent à ce dossier mesurent la concertation, la réflexion, la recherche du compromis qui a prévalu a chaque étape de ce travail. Cette semaine est une semaine importante pour les élus des collectivités territoriales et nous entendons leur inquiétude mais je leur réponds ‘si vous êtes inquiets, il s’agit d’un mal entendu’. C’est un mal entendu car en réalité nos intérêts sont totalement convergents. Nous avons les mêmes objectifs, à savoir que nos entreprises restent ancrées dans nos territoires et n’aillent pas en délocalisation je ne sais où. Que nos territoires restent toujours attractifs et que les entreprises aient envie de croître, de se développer en liaison avec les communes, les départements et les régions. Donc je le dis aux élus locaux qui sont aujourd’hui et toute la semaine en réunion, nos intérêts sont les mêmes.»
Sommet de Copenhague : « Nous voulons un accord contraignant »
«Je souhaiterais aborder un autre sujet qui a été au cœur des débats et des échanges du Conseil Exécutif hier après midi, nous y avons consacré un temps important, à savoir la préparation du sommet de Copenhague. Nous avons plusieurs choses à dire sur cette question déterminante, décisive, tellement importante pour l’avenir de nos civilisations. Premièrement, nous le MEDEF, nous voulons un accord contraignant à Copenhague. Nous sommes mobilisés et motivés pour un accord contraignant. Pourquoi ? Tout d’abord parce que nous les chefs d’entreprise sommes des hommes et des femmes responsables et, je l’ai déjà dit mais permettez moi de le répéter, quand dans 10 ans, si nous ne faisons rien aujourd’hui, nos enfants nous demanderons ‘mais pourquoi n’avez-vous rien fait ?’ nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Donc nous avons une responsabilité historique et nous les chefs d’entreprise nous en sommes conscients. Deuxièmement, nous les entreprises françaises de ce point de vue nous considérons que non seulement nous n’avons pas à rougir de ce que nous avons fait, mais que nous sommes en avance. Je voudrais vous rappeler que la France est un des très rares pays signataires du protocole de Kyoto qui va respecter ses engagements à l’horizon 2012. Et si la France va respecter ses engagements, c’est notamment parce que ses entreprises, en particulier ses grandes entreprises industrielles ont accompli des transformations radicales de leurs processus de fonctionnement et ainsi ont pu réduire de manière tout à fait significative leurs émissions de gaz à effet de serre. Quelques chiffres pour mesurer ce point : de 1990 à 2007 les entreprises françaises ont réduit leurs émissions de 26%. Une des raisons qui explique également cette réduction c’est le mix énergétique français. Je le rappelle par exemple pour l’électricité : 77% de notre électricité est d’origine nucléaire, 12% d’origine hydraulique. Mais ce mix c’est aussi le fruit du travail de nos grandes entreprises du secteur de l’énergie qui sont des entreprises leader. Je parle ainsi aussi bien de Suez, de Véolia, de total que d’EDF ou d’Areva etc. Cela fait que la France a, par habitant, un taux de CO2 parmi les plus faibles de la planète. 6 tonnes par habitant. Par comparaison l’Allemagne est à 10 et les Etats-Unis sont à 20. Dons nous avons toujours été leaders et les entreprises françaises sont à la pointe. C’est dire aussi, et c’est le 3ème point, qu’un accord contraignant à Copenhague ce serait non seulement majeur pour le bien être de l’humanité, mais ce serait aussi un atout de compétitivité pour les entreprises françaises. Beaucoup de choses sont dites actuellement sur Copenhague et j’entends principalement l’idée qu’il est impossible d’obtenir un accord. Je voudrais que vous sachiez que nous-mêmes, à notre modeste niveau, nous allons tout faire pour encourager chacun à aller vers un accord. Nous travaillons de manière étroite avec notre homologue allemand le BDI. Nous avons d’ailleurs adressé une lettre commune à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Nous sommes actuellement en train de travailler avec le patronat brésilien en accompagnement de l’initiative qui nous semble tout à fait importante du Président Lulla et du Président Sarkozy Nous allons nous adresser à nos homologues américains de l’US Chamber of Commerce dont chacun sait qu’ils sont les plus réfractaires sur cette question. Raison de plus pour discuter avec eux, raison de plus pour échanger. Et, j’ajouterai encore deux choses pour dire à quel point il ne faut pas tout de suite partir en se disant ‘allez c’est foutu’.
Premièrement, la crise financière nous a enseigné une chose que je crois nous avons tous intégrée : désormais, nous avons besoin de règles mondiales. Si dans ce domaine qui est par nature planétaire, nous ne sommes pas capables de tirer les enseignements de la crise financière, à savoir ce besoin de règles du jeu partagées par tout le monde, je serais tout à fait désespérée. Puis une deuxième chose, je me souviens que 48 heures avant Kyoto, personne ne pensait qu’un accord serait possible. Bien sûr tout le monde n’a pas adhéré à Kyoto, mais il y a tout de même eu un accord. Bien sûr aussi, l’accord de Kyoto est par certains aspects «mal fagoté», mais il existe, c’est une base. Et je vous le rappelle 48 heures avant on ne pensait pas qu’il pouvait y avoir un accord. Et puis souvenez vous de Bali en décembre 2007, c’est moins ancien. Bali en décembre 2007 c’était absolument la catastrophe jusqu’au moment où le secrétaire de la convention de Bali désespéré par l’impossibilité dans laquelle la discussion était, par l’impasse des conversations, s’est mis à pleurer. A ce moment là, je ne sais pas si vous vous souvenez, la représentante des Etats-Unis s’est levée et a débloqué la situation en disant d’accord, il faut que nous évoluions, il faut que nous allions vers un consensus. Tout n’a pas été réglé, mais beaucoup de choses ont été débloquées. J’ai toujours eu l’habitude de dire que tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin du match on ne sait pas qui est le gagnant ; tant que le directeur de course n’a pas agité le drapeau à damiers, la course n’est pas finie. Dons il est trop tôt, beaucoup trop tôt pour dire que Copenhague c’est foutu et on a encore beaucoup de temps pour se mobiliser. Je crois qu’il faut s’engager, notamment derrière l’initiative commune des présidents Sarkozy et Lula. C’est tout de même quelque chose de tout à fait inédit un accord entre un grand pays émergeant, un géant des pays émergeants et un pays développé. Et cela me semble être un signal donné au monde tout à fait important. Il y a bien sûr dans les négociations qui auront lieu des choses sur lesquelles on peut avancer et d’autres sur lesquelles il faut être réaliste. Nous serons par exemple attentifs aux discussions autour des enjeux de transferts de technologie car il faut surtout ne rien demander aux pays en voie de développement et les aider, mais il faut aussi garder des principes majeurs de propriété intellectuelle et être attentifs à ce point. De même si on doit se fixer des objectifs, et il faut se fixer des objectifs de réduction d’émission, il faut que les échéances soient les mêmes pour tout les pays développés. Nous avons nous accepté des échéances à 2020. Il serait totalement inéquitable que nous restions nous Européens avec des échéances à 2020 et que les Américains par exemple ne se donnent des échéances qu’à 2050. Donc il faut qu’il y ait le même calendrier pour tous. Voilà pour ce sujet qui a été longuement discuté hier en Conseil exécutif, longuement discuté non pas parce qu’il y avait des désaccords entre nous, loin de là, mais parce que nous considérons que c’est un sujet majeur à tout point de vue.»
Questions sociales : « Avec les syndicats, ça bosse ! »
«Je terminerai par différentes considérations sur toutes les questions sociales. D’abord je voudrai vous dire que dans la relation avec les syndicats, ça bosse. Ca bosse beaucoup. Nous sommes aujourd’hui le 17 novembre, il y a une séance paritaire à 14h30, il y a en aussi le 24 novembre, le 25 novembre le 26 novembre, le 30 novembre… plusieurs séances sont organisées en décembre sur différents sujets. Notamment sur un sujet tout à fait nouveau et qui nous tiens à cœur : la modernisation du paritarisme, nous sommes en train de chercher des dates pour ouvrir cette délibération quoiqu’il arrive avant Noël. Donc, nous travaillons. Il y a tout d’abord cette négociation qui s’appelle «Gestion sociale des conséquences de la crise économique sur l’emploi».
C’est une négociation qui avance d’une manière très pragmatique et très concrète, donc très efficace. Un accord a été obtenu récemment pour que nous ouvrions ensemble, c’est totalement nouveau, syndicats et patronat, un portail internet d’informations et d’orientation sur toutes les questions de l’emploi. Nous travaillons aussi, intensément – un sujet pour moi tout à fait important et pas facile – sur la mobilité des jeunes et leur accès au logement. C’est un sujet majeur pour réduire le chômage des plus jeunes et de ceux qui sont en train de vouloir rentrer sur le marché du travail. Cette négociation avance.
Deuxièmement, nous avons la délibération sociale sur la modernisation du dialogue social. Là aussi, sur plusieurs aspects de ce dossier qui est assez vaste, nous avons bien progressé dans l’état des lieux et le diagnostic et je pense qu’on peut être raisonnablement confiant sur la transformation de cette délibération en véritable négociation. J’ajoute que dans cette discussion autour notamment du thème de la gouvernance, du partage d’informations, de tous les enjeux qui concernent la vie de l’entreprise, je souhaiterais que nous ajoutions deux sujets. Le sujet sur l’égalité professionnelle hommes femmes et le sujet diversité. Plus précisément, uisque nous sommes en train de remettre à plat tous les indicateurs, puisque nous sommes en train d’examiner toutes les informations que nous devons partager, sur ces deux sujets particuliers, demandons-nous si nous avons les bons indicateurs, si nous les regardons de manière suffisamment approfondie, au rythme qu’il convient, pour en tirer les conclusions nécessaires. A l’intérieur de cette délibération sociale sur la modernisation du dialogue social, il y a aussi le sujet très difficile du dialogue social dans les TPE. Sur cette question du dialogue social dans les TPE, je dirai tout simplement qu’aucune porte n’est fermée. Mais, d’une manière totalement unanime le conseil exécutif hier a considéré qu’il fallait se donner du temps sur ce sujet, que rien n’indiquait que ce sujet était une priorité. C’est peut être un sujet plus compliqué que ce qu’on croit de prime abord. Je m’explique: vous savez que ce sujet est venu du fait de la réforme de la représentativité syndicale et de la mesure d’audience des syndicats. Il faut bien relire ce que dit la loi de 2008, loi qui a transposé notre accord signé avec la CGT et la CFDT sur la représentativité. La loi dit qu’il peut y avoir un problème de mesures d’audience dans les entreprises de moins de 10 salariés, uniquement pour les branches professionnelles, je dis bien uniquement pour les branches professionnelles qui ont plus de la moitié de leurs salariés dans des entreprises de moins de 11 salariés. Il convient donc de regarder quelles sont les branches professionnelles concernées. En réalité peu des branches professionnelles concernées sont directement adhérentes au MEDEF. Si vous regardez la liste, il y a d’une part assez peu de branches concernées, à peine une vingtaine je crois, et ce sont surtout des professions du type cabinets d’avocats, cabinets d’architectures, cabinets médicaux, cabinets dentaires, huissiers de justice…Il est d’abord important que ces professions elles mêmes se positionnent sur le sujet puisque cela les concerne. C’est une des raisons pour lesquelles nous disons qu’il faut se laisser le temps de la réflexion. Il y a une deuxième raison : aujourd’hui nous voyons que dans les entreprises de moins de 11 salariés il n’y pas l’expression d’une urgence sur le sujet. Je pense que vous avez tous vu un sondage publié la semaine dernière et qui est très clair de ce point de vue, tant du côté des responsables des TPE que du côté des salariés. Et, est-ce qu’aujourd’hui en pleine crise, car nous ne sommes pas sortis de la crise économique, ce sujet est vraiment la priorité des priorités ? Encore une fois, le Conseil exécutif de manière unanime a dit non. Donc, nous allons continuer à discuter, car je dis aussi, je le répète, aucune porte n’est fermée, mais nous voulons vraiment que le débat aille jusqu’au bout dans tous ces aspects juridiques, sociaux, économiques avant de prendre une position définitive dans la discussion en cours. Sur les enjeux sociaux, je voudrais vous dire aussi que dans les négociations en cours, il y a cette négociation conduite par Benoît Roger-Vasselin sur le harcèlement. Je voudrais que vous sachiez que tout ce débat sur la souffrance au travail est un débat que je suis loin de négliger, bien au contraire, j’y accorde une grande attention. Pourquoi ? Parce que d’une part il est tout à fait juste de dire qu’il y a des cas, des situations de souffrance au travail et que ce n’est pas admissible. Il est important de se poser la question des circonstances qui amènent à cela, il est important de se demander comment, le plus vite possible, résoudre de telles situations. Il est tout à fait important enfin qu’entre partenaires sociaux, nous nous mettions d’accord sur une définition de cette question, sur ce que l’on met dans ce concept de souffrance au travail. Par ailleurs, nous participons de la manière la plus active possible aux travaux engagés par Jean-François Copé dans le cadre de la mission parlementaire qu’il a ouverte sur le sujet. Nous avons à cette occasion, transmis aux parlementaires des documents qui ont été faits au MEDEF au cours de cette dernière année et avant que le débat ne soit public, sous le chapitre «Manager au 21ème siècle». Vous avez un document qui s’appelle «Le développement personnel des collaborateurs» et un autre document qui s’appelle «La place de l’homme dans l’entreprise». Donc ne croyez pas que nous ayons attendu les drames que malheureusement nous avons tous vécus pour dire un certain nombre de choses. Cela a été fait il y a plus d’un an et sur ces documents on peut lire en synthèse : «diriger c’est donner du sens, jouer collectif et faire confiance, libérer les initiatives, partager le pouvoir, donner le droit à l’erreur, soutenir les managers de proximité, associer la DRH à la stratégie de l’entreprise et rémunérer de façon justifiée et justifiable ». Nous allons continuer à faire circuler ces documents, mais si nous nous intéressons vivement à ce sujet c’est aussi parce qu’il ne faut pas pour autant tirer de ces situations dramatiques et inadmissibles, un discours général et englobant anti entreprises.
Vous avez vu que la création d’entreprises continue à ce développer dans notre pays. Il y a toujours des parcours formidables à faire dans l’entreprise, il y a toujours des entreprises qui offrent des aventures, des moments de conquête, de solidarité, de générosité et cette dimension il ne faut pas non plus la négliger.
Deux ou trois choses pour terminer. Premièrement, nous avons crée un comité sport. Ce comité sport, a décidé de créer un groupe de travail qui s’appelle «développement du sport en entreprise». La mission de ce groupe de travail est de repérer les bonnes pratiques ou d’imaginer des solutions nouvelles pour favoriser la pratique du sport dans la vie de l’entreprise, dans l’entreprise, de la manière la plus aisée, la plus commode possible. Je pense que c’est quelque chose qui peut effectivement contribuer au bien être au travail. Le comité sport a également d’autres ambitions. Il est présidé par Philippe Joffard et il rassemble à la fois des chefs d’entreprise et des sportifs de haut niveau. Les missions de ce comité sport sont notamment de développer l’attractivité des territoires pour remporter des grands projets, des grands événements sportifs, c’est donc tout un projet «team France» qui va être mis en place. Il va y avoir aussi des réflexions menées autour du mécénat et de tout ce qui est emploi et formation, c’est-à-dire la reconversion des sportifs dans l’entreprise.
Deuxièmement, dans quelques jours sera rendu public le rapport annuel AFEP-MEDEF qui fait le bilan, l’évaluation de la mise en œuvre du code de gouvernance AFEP MEDEF.
Last but not least, ce soir il y a un événement de plus dans l’auditorium du MEDEF, une rencontre avec des jeunes sur le thème des métiers scientifiques. C’est la cinquième rencontre que nous organisons ainsi. Chaque mois il y a des échanges entre chefs d’entreprise et 200 à 300 jeunes. Dès le début de la crise, je ne sais pas si vous vous souvenez, j’ai dit qu’il faut absolument se concentrer sur les nouvelles générations. C’est vraiment un moment particulier de soutien, de solidarité, de coups de pouce qu’il faut leur donner et je crois que le travail que nous faisons dans ce sens là apporte une petite pierre à ce grand enjeu.