10 octobre 2011

Laurence Parisot invitée de « C politique »
Invitée de « C politique » dimanche sur FRANCE 5, Laurence Parisot a fait le tour des questions d’actualité.
L’occasion pour Laurence Parisot de rappeler que « nous ne voulons pas d’une désindustrialisation de la France, nous MEDEF. (…) Nous voulons au contraire recréer les conditions pour maintenir une activité industrielle très forte et même la relancer, la redévelopper parce que ces dix dernières années, nous avons perdu beaucoup de parts de marché ». Dans cet objectif, « la première chose à faire c’est de créer un environnement favorable pour avoir une compétitivité des prix à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui ». En résumé, « il faut que notre travail et que notre production soient moins taxés pour pouvoir faire face à la concurrence » non seulement de la Chine mais « de nos voisins européens et notamment de l’Allemagne ».  Actuellement, a souligné la présidente du MEDEF, « les entreprises subissent environ 60 taxations différentes ». Surtout, « ce qui nous a le plus préoccupé ces dernières années, c’est le poids des charges qui pèse sur le travail » car « c’est là que la France a perdu beaucoup par rapport à l’Allemagne ». Pour Laurence Parisot, l’élection présidentielle doit donc être l’occasion de poser la question suivante : « peut-on alléger le coût du travail en répartissant le financement de la protection sociale sur d’autres assiettes ? »
Laurence Parisot a également répondu ce matin aux questions de Roland Sicard dans le cadre de l’émission « Les 4 vérités » sur FRANCE 2. Interrogée sur les thèses défendues par Arnaud Montebourg lors de la primaire du Parti socialiste sur la mondialisation et la globalisation, « je crois qu’il faut peut-être profiter de ce succès (…) d’Arnaud Montebourg pour ouvrir clairement et publiquement ce débat ». Mais l’idée d’une « démondialisation » prônée par Arnaud Montebourg est « une grande illusion ». « Aujourd’hui, nous sommes en train de chercher des dixièmes de points de croissance. Il faut bien comprendre que plus nous avons des possibilités vers des marchés extérieurs, plus nous permettons à nos entreprises de se développer et donc de contribuer à la croissance », a rappelé Laurence Parisot. Surtout, « n’oubliez jamais qu’un salarié sur quatre dépend, vit grâce à l’exportation. Donc, imaginer que du protectionnisme, des fermetures de frontières feraient du bien est une grande illusion ». Pour la présidente du MEDEF, « la bonne réponse, c’est l’Europe. Plus nous serons une Europe forte, puissante, intégrée et disons le fédérale, plus nous serons capables, dans un rapport de force rééquilibré, de jouer notre rôle dans la mondialisation qui de toute façon est là. Ce n’est pas un discours qui permettra de modifier cet état de fait ».

Le MEDEF, le BDI et la Confindustria demandent plus d’intégration européenne et appellent à un nouveau traité
Les patronats français, allemand et italien ont lancé, le 8 octobre, un appel commun solennel à une plus grande intégration européenne, réclamant un nouveau traité afin de surmonter « les défiances actuelles de la zone euro », secouée par la crise de la dette. « Afin que puissent être établies les fondations d’une Europe du XXIème siècle prospère et politiquement forte, nous demandons à l’Union européenne de lancer le chantier d’un nouveau Traité, qui constituera une étape nouvelle vers une Union politique et économique plus étroite », affirment le MEDEF, le BDI allemand et la Confindustria italienne dans un communiqué commun. « Il n’y a aucune raison pour que l’économie réelle plonge à nouveau dans la crise. L’économie réelle mondiale est intacte. De très nombreuses entreprises européennes sont les leaders mondiaux dans leur domaine. Les perspectives économiques globales sont toujours riches de promesses », affirment Laurence Parisot, Emma Marcegaglia et Hans-Peter Keitel. Si l’Europe et la zone euro « ne sont pas seules à l’origine de la crise de confiance profonde qui affecte les marchés financiers internationaux », elles « y ont leur part », estiment-elles. « Face à cette situation, l’Europe doit maintenant s’engager de façon résolue pour rétablir la confiance ». « En concevant un mécanisme de sécurité financière et en avançant dans la voie de la gouvernance économique, l’Union européenne pourra établir un cadre réglementaire efficace créant les conditions pour des finances publiques solides et une économie compétitive », ajoutent-elles.
Le nouveau traité qu’elles appellent de leurs vœux devra notamment « transformer le Mécanisme européen de Stabilité en un fonds indépendant, qui puisse opérer à partir de règles claires et transparentes ». Outre « un objectif d’équilibre budgétaire, le programme de réforme que proposera ce fonds devra s’orienter en priorité vers des réformes de structures porteuses de croissance », ajoutent les confédérations. Avant de s’engager sur la voie, toujours ardue d’un nouveau traité, les trois organisations réclament la mise en œuvre rapide des mesures déjà décidées, mais pas encore appliquées par l’Europe, comme celles concernant le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), annoncées en juillet, mais qui doivent encore être avalisées par Malte et la Slovaquie. « La question de la capitalisation adéquate des banques est une condition de la solution à la crise actuelle et doit être traitée à ce titre par les responsables politiques », soulignent-elles également. Autant de mesures qui nécessiteront « un effort budgétaire et financier de la part de tous ». LE FIGARO du 8/10 page 16, LES ECHOS page 5, LA CORRESPONDANCE ECONOMIQUE.

Nicolas Sarkozy : « l’Europe doit avoir résolu ses problèmes d’ici au G20 »
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont promis hier soir à Berlin une réponse globale à la crise de la dette. Ces solutions, qui ne seront dévoilées que fin d’octobre, seront « durables » et « rapides », a affirmé le président de la République.
Berlin et Paris ont également affiché leur unité sur la recapitalisation des banques et ont proposé « des modifications importantes » des traités dans le sens d’une plus grande « intégration de la zone euro ». LES ECHOS page 7, LE FIGARO page 22, LA TRIBUNE pages 2-3.

CIR, le dispositif d’incitation fiscale à la recherche le plus efficace au monde, selon une étude
Le CIR serait le dispositif d’incitation fiscale à la recherche le plus efficace au monde, largement devant ses équivalents mis en place en Allemagne, affirme une étude du cabinet Taj. Plusieurs facteurs expliquent l’efficacité du CIR tricolore, en particulier la taille de l’assiette des dépenses de R&D éligibles. « De plus, bien qu’il existe des plafonds applicables aux dépenses éligibles, ils sont relativement élevés, permettant aux entreprises de bénéficier de crédits d’impôts importants ». « Enfin, la France applique des taux bonifiés de 40 % et 35 % les deux premières années pour les primo accédants », observe l’étude. LA TRIBUNE page 6.