Le 28 septembre 2017

Un documentaire est fait pour documenter, instruire, informer. On attend de celui-ci un exposé impartial et objectif. Or, lors de la présentation en avant-première dans les locaux de France Télévision, le mardi 19 septembre, la productrice du documentaire a dit publiquement que celui-ci « avait un point de vue », qu’il « était à charge ». Ce documentaire masque une partie de la réalité de l’écotaxe. Il est en fait partial et militant !

En effet, le documentaire ne dit pas que :

1/ Sur toute la période couverte par le documentaire, 2007 – 2014, l’Allemagne n’avait pas d’écotaxe

L’Allemagne a créé en 2005 la LKW Maut, littéralement, « péage poids lourds » pour rendre ses autoroutes gratuites, payantes pour les camions. La Maut est donc l’équivalent des péages autoroutiers français ! Alors que l’écotaxe concernait le réseau infra autoroutier, le réseau de proximité !

En 2015, le barème de la Maut a intégré une composante environnementale.

Ainsi, l’écotaxe allemande est-elle l’équivalent des péages autoroutiers français intégrant dans son barème une composante environnementale.

Il est donc totalement faux de dire que l’écotaxe française est l’équivalent de la Maut allemande !

2/ L’abandon de l’écotaxe a fait économiser 1,5 milliard d’euros à l’Etat

L’Etat devait verser 240 millions d’euros par an à Ecomouv, soit 2,6 milliards sur les 11 ans de son engagement contractuel et bien entendu au-delà pour continuer à faire fonctionner le dispositif.

En payant 1,1 milliard d’euros, étalés sur la même période, l’Etat réalise une économie d’1,5 milliard d’euros.

3/ Le gain net pour l’Etat est même de près de 5 milliards ! (4,85 milliards)

Dans son rapport annuel rendu public le 7 février dernier, la Cour des comptes, examinant la période 2015-2024 précise que l’Etat, en remplaçant l’écotaxe par une hausse de la TICPE, a réalisé un gain d’1,5 milliard et comme il n’a pas reversé la quote-part destinée aux collectivités locales, cette compensation est devenue « très excédentaire pour le budget général de l’Etat qui bénéficie d’un surplus net de recettes cumulées de 3,35 milliards entre 2015 et 2024, par rapport à la répartition prévue du produit de l’écotaxe » (page 214 du rapport annuel 2017 de la Cour des comptes).

4/ Les entreprises auraient payé entre 1,5 et 2 milliards d’euros pour une recette nette pour l’Etat de 790 millions d’euros !

Soit un ratio « coût pesant sur le contribuable/recettes nettes Etat » de l’ordre de 50 % quand le ratio habituel des impôts et taxes est de l’ordre de 97 à 99 % !

5/ Toutes les factures de transport auraient été majorées de 5,2 % que le véhicule et la marchandise soient passés ou ne soient pas passés par une route écotaxée !

Ainsi la vraie carte de l’écotaxe était devenue la carte Michelin !

6/ A la différence de ses prédécesseurs, Ségolène Royal a pris le temps d’accéder à une information pluraliste, dont celle des acteurs économiques bretons, ce qui lui a permis de constater le caractère absurde du dispositif

 

Le Collectif des acteurs économiques bretons contre l’écotaxe, excédé par la partialité de ce documentaire militant, réaffirme son opposition absolue et déterminée à toute tentative de réintroduction de l’écotaxe, même modifiée.

 

 

 

Contact : 02 23 21 21 00

 

 

Le Collectif des acteurs économiques bretons contre l’écotaxe représente 150 000 entreprises employant 900 000 actifs

Les organisations membres

 

 

Union des entreprises – MEDEF Bretagne (UE – MEDEF Bretagne)
Union des entreprises du Finistère – MEDEF Finistère (UE – MEDEF 29)
Union patronale interprofessionnelle d’Armor – MEDEF Côtes d’Armor (UPIA – MEDEF 22)
Union des entreprises pour l’Ille-et-Vilaine – MEDEF Ille-et-Vilaine (UE – MEDEF 35)
Union des entreprises du Morbihan – MEDEF Morbihan (UE – MEDEF 56)
Association bretonne des entreprises agroalimentaires (ABEA)
CERAFEL (Comité des fruits et légumes)
Chambre régionale d’agriculture de Bretagne (CRA de Bretagne) et les chambres d’agriculture de Bretagne
Chambre de commerce et d’industrie de région Bretagne (CCI de Bretagne) et les chambres de Commerce et d’industrie de Bretagne
Chambre régionale de métiers et de l’artisanat (CRMA) et les chambres de métiers et de l’artisanat de Bretagne
Comité régional des pêches maritimes et élevages marins (CRPMEM de Bretagne)
Coop de France Ouest
Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles  (FRSEA Bretagne)
Fédération nationale des transporteurs routiers de Bretagne (FNTR Bretagne)
Fédération régionale du bâtiment (FRB Bretagne)
Fédération du bâtiment et des travaux publics du Finistère (FBTP 29)
Fédération du bâtiment et des travaux publics des Côtes d’Armor (FBTP 22)
Fédération du bâtiment et des travaux publics d’Ille-et-Vilaine (FBTP 35)
Fédération du bâtiment et des travaux publics du Morbihan (FBTP 56)
Fédération des entreprises de transport et logistique (TLF)
Groupement des industriels de la plasturgie de l’Ouest (PLASTI-OUEST)
Investir en Finistère
Jeunes agriculteurs Bretagne
Leclerc Bretagne (SCARMOR)
Nutrinoë (Association fabricants d’aliments du bétail)
Produit en Bretagne
Association pour le maintien de l’élevage en Bretagne (AMEB)
Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne (UGPVB)
Union des industries chimiques Ouest-Atlantique  (UIC Ouest-Atlantique)
Union des industries de carrières et matériaux de construction Bretagne (UNICEM Bretagne)
Union des industries et métiers de la métallurgie de Bretagne (UIMM Bretagne)
Union des industries et métiers de la métallurgie du Finistère (UIMM 29)
Union des industries et métiers de la métallurgie des Côtes d’Armor (UIMM 22)
Union des industries et métiers de la métallurgie d’Ille-et-Vilaine et Morbihan (UIMM 35-56)