L’UE Medef Bretagne et l’économie

L’union des entreprises – Medef Bretagne considère que l’avenir économique des entreprises bretonnes passe avant tout par des décisions nationales. L’organisation des institutions en France fait que les choix en faveur ou en défaveur de la compétitivité des entreprises relèvent essentiellement du Gouvernement et du Parlement.

Toutefois, il convient de souligner également la responsabilité des collectivités territoriales en matière de développement économique, de conditions d’accueil des entreprises et de fiscalité locale (communes et établissements publics de coopération intercommunale pour la taxe transport, la Cotisation économique territoriale (part foncière de l’ex taxe professionnelle)). Selon les décisions prises par les collectivités locales bretonnes, les entreprises de Bretagne peuvent bénéficier d’un environnement plus ou moins favorable à leur compétitivité, et en conséquence un environnement plus ou moins favorable à l’emploi. Que ce soit au CESER Bretagne ou dans d’autres instances, l’Union des entreprises – Medef Bretagne milite en faveur de décisions, de choix favorables aux entreprises et au développement économique.

Globalement, l’UE – MB observe une perte importante de la compétitivité des entreprises, notamment industrielles.
Le diaporama sur la perte de compétitivité des entreprises industrielles françaises

L’UE – MB constate et dénonce également depuis longtemps, et bien avant la crise grecque, une dégradation très marquée de l’endettement public :

L’ampleur des déficits, le niveau de la dépense publique et des prélèvements obligatoires placent les entreprises françaises, et donc bretonnes, en situation de perte inquiétante de compétitivité.

L’UE – MB observe notamment, en reprenant les chiffres de la Cour des comptes, qu’entre 1980 et 2007, le nombre de fonctionnaires (fonction publique d’Etat, hospitalière et territoriale) a augmenté de 36,3 % quand le nombre de salariés a progressé dans le même temps de 16,4 % et la population de 18,3 %.

L’Union des entreprises – Medef Bretagne a calculé que si le nombre de fonctionnaires avait évolué comme l’emploi salarié, l’économie budgétaire sur l’année 2010 serait de 42 milliards d’euros, soit le déficit structurel français hors crise, soit le montant de l’impôt sur le revenu, soit le montant de l’impôt sur les sociétés.

La situation des comptes publics, la perte de compétitivité des entreprises françaises, notamment industrielles, sont si inquiétantes que l’Union des entreprises – MEDEF Bretagne estime qu’elle doit privilégier et promouvoir la recherche de l’intérêt général à long terme (développement économique, créations d’emplois, équilibre des comptes publics, stabilisation de la dette) et ne pas subordonner son action et son expression à la défense des intérêts des actionnaires contre les intérêts des salariés.

L’Union des entreprises – Medef Bretagne constate que l’Allemagne a su mener une courageuse politique de l’offre (maîtrise des salaires en accord avec les syndicats de salariés, maîtrise de la dépense publique pour limiter les prélèvements obligatoires sur les entreprises) quand la France a mis en œuvre les 35 heures payées 39 heures (faisant dire au Chancelier social démocrate allemand « Ces 35 heures sont une chance historique pour…l’industrie allemande »), alignement des SMIC sur le SMIC le plus favorable, absence de réelle maîtrise de la dépense publique,…

Les prélèvements obligatoires pesant sur les entreprises françaises sont de 286 milliards d’euros quand ils sont de 170 (à taille de pays comparable) sur les entreprises allemandes ! Comment dans ces conditions rester compétitifs et préserver l’emploi ?

Entre autres mesures, il convient de réduire drastiquement la dépense publique, particulièrement élevée en France et facteur de déficits très importants (le déficit budgétaire de l’Etat français en 2010 est attenu à 148 milliards d’euros, soit 55 % des recettes attendues à 270 milliards d’euros) et de prélèvements obligatoires qui handicapent lourdement nos entreprises et notre économie.