Les élections régionales constituent un moment fort d’échanges, de débat, de propositions.
Réforme des collectivités locales, nouvelles compétences pour les régions, pôles de compétitivité, stratégie régionale de développement économique, développement durable, RGPP, autant d’éléments, autant d’initiatives qui plaident pour une expression forte, claire et volontaire des entrepreneurs.
La contribution de l’Union des entreprises – MEDEF Bretagne s’inscrit dans cette dynamique. Elle vise à contribuer à l’élaboration et à la promotion de projets, de solutions qui engagent l’avenir de notre région et de ses entreprises.
L’enjeu est capital. Dans une Europe ouverte, dans un contexte de mondialisation accélérée des échanges, il est essentiel que les chefs d’entreprise, confrontés à la réalité des marchés (évolution de la demande, innovation, prélèvements obligatoires nationaux et locaux, pression internationale sur les prix même sur le marché intérieur) s’expriment et fassent connaître leurs priorités.
Notre région a de nombreux atouts. A nous de savoir les exploiter, les valoriser. Mais cela ne suffit plus. Ces atouts doivent être portés par un environnement social, fiscal et réglementaire favorable au développement des activités. Collectivités locales, administrations publiques, doivent contribuer à l’émergence de conditions favorables au développement des entreprises, à la création de richesses et d’emplois. Dans un contexte de raréfaction de la ressource fiscale, des choix courageux vont devoir être faits, des priorités vont devoir être dégagées, au cours de la campagne électorale mais également au cours du mandat.
Tel est tout l’intérêt, aujourd’hui et demain, de nos « 9 priorités pour la Bretagne».
Priorité 1
Une Région moderne, préparant l’avenir, économe de la dépense publique
Nos entreprises sont confrontées à des prélèvements obligatoires excessifs pénalisant leur développement économique et l’emploi. Au cours des 25 dernières années, l’emploi dans la fonction publique (Etat, hospitalière et territoriale) a augmenté de 31 % (pour la fonction publique territoriale : + 63 %) alors que l’emploi privé n’a progressé que de 16 %. Dans le même temps la concurrence internationale s’est accrue et la pression sur les prix n’a jamais été aussi forte. Dans ce contexte, les chefs d’entreprise demandent aux collectivités bretonnes de se montrer économes en rationalisant leurs actions et en les choisissant avec discernement.
1 Faire de la Région l’échelon pertinent pour la constitution, la coordination voire le pilotage des actions de développement économique engagées par les collectivités locales
2 Préserver la capacité d’investissement de la Région par une maîtrise des dépenses de fonctionnement (dépenses d’intervention et de moyens)
3 S’interroger en permanence sur la pertinence de chaque programme, de chaque dépense, et le cas échéant y mettre un terme
4 Favoriser une meilleure coordination entre les différentes collectivités afin de ne pas multiplier les actions de même nature par des collectivités d’échelons différents
5 Considérer que la mise en œuvre de compétences non spécifiques via la clause de compétence générale relève de l’exception
Priorité 2
Améliorer la compétitivité de l’industrie
L’industrie manufacturière ne représente plus que 12 % de notre PIB (16 % en 2000). Dans le même temps d’autres pays développés de la zone euro ont vu leur industrie se développer plus que le PIB. Si pour l’essentiel, la reconquête de la compétitivité de notre industrie relève de décisions nationales, la Région peut contribuer à son niveau à cette reconquête, notamment pour donner à nos entreprises un avantage comparatif sur les entreprises des autres régions.
1 Accompagner les pôles de compétitivité afin de préparer les entreprises bretonnes aux enjeux, à la demande et à la concurrence de demain
2 Réussir l’implantation en Bretagne de nouvelles activités industrielles
3 Mettre en œuvre une politique foncière via l’Etablissement Public Foncier Régional favorable aux activités industrielles
4 Orienter les fonds de revitalisation vers les activités industrielles
5 Consolider et amplifier les opérations Performance Bretagne : Performance Bretagne Environnement +, Performance Bretagne PSA (organisation industrielle), Performance Bretagne Informatique et Internet, Performance Bretagne Ressources Humaines +.
6 Accompagner l’évolution d’une agriculture bretonne au demeurant performante (réforme de la PAC, contraintes environnementales), condition nécessaire au maintien et au développement d’une industrie agroalimentaire bretonne capable de développer des exportations et facteur d’aménagement du territoire.
7 Participer au combat des entreprises contre les taxes qui pénalisent fortement l’économie et l’emploi bretons (Ecotaxe,…)
Priorité 3
Favoriser l’adaptation de nos entreprises à l’évolution de la demande dans un contexte de plus forte exigence environnementale
Avec des marges inférieures de 20 % à celles des entreprises allemandes, nos entreprises manquent de moyens pour développer la recherche et l’innovation et s’adapter ainsi à l’évolution de la demande. Les dépenses de R § D des entreprises françaises devraient augmenter de 30 % pour être dans les standards européens. Dans ce contexte, le concours des différents acteurs gravitant autour de l’entreprise doit être optimisé pour compenser ce déficit de R § D.
1 Promouvoir l’expérimentation par les entreprises, de nouvelles sources d’énergie comme l’éolien marin, les énergies marines,…sans négliger la réalité de l’équation économique
2 Favoriser l’évolution des centres de recherche bretons vers les besoins des entreprises en les aidant à tirer profit du crédit impôt recherche
3 Accompagner la nécessaire mutation des professionnels du bâtiment dans leur capacité à construire des bâtiments et des habitations basse consommation et à énergie positive
4 Œuvrer à l’émergence d’une filière de construction de véhicules du futur (hybrides et électriques) en liaison avec les grands constructeurs
5 Contribuer au croisement des filières électronique et TIC et des nouveaux marchés du développement durable et de la gestion de l’énergie
Priorités 4
Sécuriser l’approvisionnement énergétique de la Bretagne
La Bretagne est sous la menace d’une rupture de l’approvisionnement électrique. Confrontée à cette menace pour sa croissance, elle doit engager, sans brider son développement économique, des économies d’énergie et favoriser le développement d’énergies renouvelables.
La Bretagne doit également envisager la création de nouvelles capacités de production électriques centralisées. En effet, les simulations offre-demande réalisées par RTE, afin de définir les orientations de la Programmation Pluriannuelle des Investissements électriques (PPI 2010 – 2020) montrent qu’à l’horizon 2020, la sécurité d’approvisionnement de la Bretagne serait satisfaite, soit avec les moyens actuels maintenus en fonctionnement complétés par les projets en cours (St Brieuc, énergies renouvelables…), soit en développant de nouveaux moyens de production en substitution des moyens existants (évalués dans la PPI à 1300 MW).
Propositions :
1 Encourager la maîtrise de la demande de l’énergie notamment par l’accélération de la rénovation du patrimoine bâti et la gestion économe de l’énergie (Ecowatt, effacement localisé…)
2 Favoriser le développement des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, biomasse, énergies marines,…)
3 Accompagner l’émergence de nouvelles filières industrielles de l’énergie par la recherche et le développement de nouvelles technologies et le recours à des ressources énergétiques locales (méthanisation des déchets organiques, biomasse, solaire, courants marins,…).
4 Créer de nouvelles unités de production d’électricité centralisées pour répondre, d’une part, à l’augmentation structurelle des besoins de puissance de pointe, et d’autre part, à l’augmentation constante de la consommation d’énergie.
5 Engager dès maintenant le renforcement des réseaux de transport d’électricité et/ou la création de nouvelles lignes afin de fiabiliser l’alimentation électrique de la Bretagne et de permettre l’acheminent de l’électricité issue des énergies renouvelables (énergies marines dont l’éolien marin).
Priorité 5
Favoriser le financement des entreprises et des investissements
Le maintien du dynamisme économique régional passe par l’encouragement à la création d’entreprises et l’accompagnement du développement domestique et international des TPE et PME en place
1 Favoriser le soutien et l’accompagnement et la transmission des entreprises bretonnes par la communauté bancaire et Oséo.
2 Fluidifier et simplifier l’accès des PME aux crédits de financement du développement international (y compris le besoin de fond de roulement)
3 Diffuser la culture entrepreneuriale et d’investissement au sein de la population (inciter à devenir entrepreneur, Business Angels, capital risqueur)
4-Encourager l’entrepreneuriat féminin
Priorité 6
Ouvrir nos entreprises sur le monde et en faire des acteurs internationaux inscrits dans les flux mondiaux d’affaires
Nombre de produits, de services conçus par les entreprises bretonnes sont exportés. Il convient de tout mettre en œuvre pour augmenter ces volumes à l’export. Il importe aussi de favoriser l’ouverture à l’international d’un maximum d’entreprises bretonnes pour vendre, acheter, nouer des partenariats, etc.
1 Soutenir l’action des organisations qui oeuvrent à l’internationalisation des entreprises (CCI International,…), en particulier de « Bretagne International » en préservant son mode de gouvernance par les chefs d’entreprise eux-mêmes
2 Favoriser l’accompagnement à l’export des PME par des entreprises déjà exportatrices sous forme de parrainage ou en facilitant des mises en relation entre entrepreneurs expérimentés et « néo acteurs » à l’international
3 Inciter les entreprises à engager des V.I.E. ou des commerciaux export basés en France ou à l’étranger
4 Oeuvrer à une meilleure appropriation des langues étrangères dans les entreprises (notamment les chefs d’entreprise)
Priorité 7
Améliorer nos infrastructures de transport
Si la mer constitue un atout majeur de la Bretagne, sa périphéricité constitue un handicap qu’il convient d’atténuer par une politique ambitieuse en matière d’infrastructures de transport.
1 Mener à son terme le projet ferroviaire visant à mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris
2 Obtenir des péages d’infrastructure ferroviaire qui ne pénalisent pas la Région du fait de son éloignement.
3 Oeuvrer à la construction du barreau ferroviairede contournement de Paris afin d’améliorer les liaisons entre la Bretagne et les grandes métropoles Lille, Londres, Bruxelles, Amsterdam,…
4 Poursuivre le développement de plateformes logistiques multimodales
5 Favoriser l’intermodalité du transport de marchandise en améliorant le transport ferroviaire, et notamment la desserte des ports bretons.
5 Poursuivre l’aménagement routier de la Bretagne (achèvement de la RN 164, mise à 2 x 2 voies des axes Lorient/Vannes/Saint-Brieuc (Triskell), modernisation de l’axe Lorient – Roscoff,..)
6 Améliorer la coordination des offres de transports (trains, autocars, transports urbains, covoiturage…), et favoriser leur complémentarité et la multimodalité sur l’ensemble du territoire breton et améliorer l’ancrage écologique du système de transport collectif en Bretagne.
7 Procéder aux aménagements routiers et ferroviaires nécessaires à l’accessibilité, pour les bretons, de l’aéroport de Notre Dame des Landes
Priorité 8
Mener une politique de formation au service de la compétitivité des entreprises
La crise a montré combien la formation, en contribuant à limiter le recours au chômage partiel, pouvait constituer une première réponse à la baisse d’activité. La formation permet en outre aux individus, via l’acquisition d’une qualification supplémentaire, de sécuriser leur parcours professionnel.
La formation doit donc être encouragée en visant une meilleure articulation entre la formation initiale et continue, une meilleure gouvernance des instances de gestion et une meilleure prise en compte des besoins des entreprises.
Depuis sa promulgation le 24 novembre 2009, la nouvelle loi orientation/formation tout au long de la vie modifie le système de formation professionnelle continue et fixe notamment un nouveau mode de gouvernance régionale.
1 Dégagerdes objectifs régionaux de formation à partir des besoins recensés auprès des branches et des entreprises dans le cadre des contrats d’objectifs
2 Elaborer, en concertation avec les partenaires sociaux, le futur Contrat de Projet de Développement des Formations Professionnelles.
3 Faciliter l’accès aux financements complémentaires de la formation professionnelle : Union européenne, Etat, Région.
4 Rapprocher universités et entreprises dans un partenariat concret, performant et durable
5 Encourager l’apprentissage et l’orientation des jeunes vers les formations en alternance
6 Favoriser le développement de la formation professionnelle continue à travers les outils d’information des structures en charge de l’AIOA (accueil, information, orientation, accompagnement) pour répondre aux besoins des entreprises et aux aspirations des salariés.
7 Développer l’accès à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) en améliorant le parcours et les modalités.
Priorité 9
Agir pour l’emploi des salariés et des demandeurs d’emplois
Malgré un taux de chômage de 7,7%, le plus bas de France, la Bretagne n’a pas été épargnée par la crise. Les demandeurs d’emplois ont augmenté de plus de 20% en 2009, les jeunes restent particulièrement touchés. Parallèlement, les entreprises connaissent une situation tendue illustrée par une hausse de l’ordre de 30% des licenciements économiques sur 2009.
Dès lors, il convient d’anticiper la sortie de crise et favoriser le retour à l’emploi. C’est un enjeu majeur, partagé, de cohésion sociale et de compétitivité des entreprises.
1 Développerdes actions communes de formation des demandeurs d’emplois, avec les acteurs régionaux, permettant leur retour rapide à l’emploi,
2 Encourager les actions des entrepreneurs bretons en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés,
3 Favoriser l’insertion professionnelle des jeunes sans qualification, leur permettre d’acquérir un niveau de compétences en cohérence avec les besoins des entreprises,
4 Soutenirles acteurs qui agissent en faveur des publics les plus éloignés de l’emploi.
Nos 9 priorités pour la Bretagne
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Les élections régionales constituent un moment fort d’échanges, de débat, de propositions.
Réforme des collectivités locales, nouvelles compétences pour les régions, pôles de compétitivité, stratégie régionale de développement économique, développement durable, RGPP, autant d’éléments, autant d’initiatives qui plaident pour une expression forte, claire et volontaire des entrepreneurs.
La contribution de l’Union des entreprises – MEDEF Bretagne s’inscrit dans cette dynamique. Elle vise à contribuer à l’élaboration et à la promotion de projets, de solutions qui engagent l’avenir de notre région et de ses entreprises.
L’enjeu est capital. Dans une Europe ouverte, dans un contexte de mondialisation accélérée des échanges, il est essentiel que les chefs d’entreprise, confrontés à la réalité des marchés (évolution de la demande, innovation, prélèvements obligatoires nationaux et locaux, pression internationale sur les prix même sur le marché intérieur) s’expriment et fassent connaître leurs priorités.
Notre région a de nombreux atouts. A nous de savoir les exploiter, les valoriser. Mais cela ne suffit plus. Ces atouts doivent être portés par un environnement social, fiscal et réglementaire favorable au développement des activités. Collectivités locales, administrations publiques, doivent contribuer à l’émergence de conditions favorables au développement des entreprises, à la création de richesses et d’emplois. Dans un contexte de raréfaction de la ressource fiscale, des choix courageux vont devoir être faits, des priorités vont devoir être dégagées, au cours de la campagne électorale mais également au cours du mandat.
Tel est tout l’intérêt, aujourd’hui et demain, de nos « 9 priorités pour la Bretagne».
Priorité 1
Une Région moderne, préparant l’avenir, économe de la dépense publique
Nos entreprises sont confrontées à des prélèvements obligatoires excessifs pénalisant leur développement économique et l’emploi. Au cours des 25 dernières années, l’emploi dans la fonction publique (Etat, hospitalière et territoriale) a augmenté de 31 % (pour la fonction publique territoriale : + 63 %) alors que l’emploi privé n’a progressé que de 16 %. Dans le même temps la concurrence internationale s’est accrue et la pression sur les prix n’a jamais été aussi forte. Dans ce contexte, les chefs d’entreprise demandent aux collectivités bretonnes de se montrer économes en rationalisant leurs actions et en les choisissant avec discernement.
1 Faire de la Région l’échelon pertinent pour la constitution, la coordination voire le pilotage des actions de développement économique engagées par les collectivités locales
2 Préserver la capacité d’investissement de la Région par une maîtrise des dépenses de fonctionnement (dépenses d’intervention et de moyens)
3 S’interroger en permanence sur la pertinence de chaque programme, de chaque dépense, et le cas échéant y mettre un terme
4 Favoriser une meilleure coordination entre les différentes collectivités afin de ne pas multiplier les actions de même nature par des collectivités d’échelons différents
5 Considérer que la mise en œuvre de compétences non spécifiques via la clause de compétence générale relève de l’exception
Priorité 2
Améliorer la compétitivité de l’industrie
L’industrie manufacturière ne représente plus que 12 % de notre PIB (16 % en 2000). Dans le même temps d’autres pays développés de la zone euro ont vu leur industrie se développer plus que le PIB. Si pour l’essentiel, la reconquête de la compétitivité de notre industrie relève de décisions nationales, la Région peut contribuer à son niveau à cette reconquête, notamment pour donner à nos entreprises un avantage comparatif sur les entreprises des autres régions.
1 Accompagner les pôles de compétitivité afin de préparer les entreprises bretonnes aux enjeux, à la demande et à la concurrence de demain
2 Réussir l’implantation en Bretagne de nouvelles activités industrielles
3 Mettre en œuvre une politique foncière via l’Etablissement Public Foncier Régional favorable aux activités industrielles
4 Orienter les fonds de revitalisation vers les activités industrielles
5 Consolider et amplifier les opérations Performance Bretagne : Performance Bretagne Environnement +, Performance Bretagne PSA (organisation industrielle), Performance Bretagne Informatique et Internet, Performance Bretagne Ressources Humaines +.
6 Accompagner l’évolution d’une agriculture bretonne au demeurant performante (réforme de la PAC, contraintes environnementales), condition nécessaire au maintien et au développement d’une industrie agroalimentaire bretonne capable de développer des exportations et facteur d’aménagement du territoire.
7 Participer au combat des entreprises contre les taxes qui pénalisent fortement l’économie et l’emploi bretons (Ecotaxe,…)
Priorité 3
Favoriser l’adaptation de nos entreprises à l’évolution de la demande dans un contexte de plus forte exigence environnementale
Avec des marges inférieures de 20 % à celles des entreprises allemandes, nos entreprises manquent de moyens pour développer la recherche et l’innovation et s’adapter ainsi à l’évolution de la demande. Les dépenses de R § D des entreprises françaises devraient augmenter de 30 % pour être dans les standards européens. Dans ce contexte, le concours des différents acteurs gravitant autour de l’entreprise doit être optimisé pour compenser ce déficit de R § D.
1 Promouvoir l’expérimentation par les entreprises, de nouvelles sources d’énergie comme l’éolien marin, les énergies marines,…sans négliger la réalité de l’équation économique
2 Favoriser l’évolution des centres de recherche bretons vers les besoins des entreprises en les aidant à tirer profit du crédit impôt recherche
3 Accompagner la nécessaire mutation des professionnels du bâtiment dans leur capacité à construire des bâtiments et des habitations basse consommation et à énergie positive
4 Œuvrer à l’émergence d’une filière de construction de véhicules du futur (hybrides et électriques) en liaison avec les grands constructeurs
5 Contribuer au croisement des filières électronique et TIC et des nouveaux marchés du développement durable et de la gestion de l’énergie
Priorités 4
Sécuriser l’approvisionnement énergétique de la Bretagne
La Bretagne est sous la menace d’une rupture de l’approvisionnement électrique. Confrontée à cette menace pour sa croissance, elle doit engager, sans brider son développement économique, des économies d’énergie et favoriser le développement d’énergies renouvelables.
La Bretagne doit également envisager la création de nouvelles capacités de production électriques centralisées. En effet, les simulations offre-demande réalisées par RTE, afin de définir les orientations de la Programmation Pluriannuelle des Investissements électriques (PPI 2010 – 2020) montrent qu’à l’horizon 2020, la sécurité d’approvisionnement de la Bretagne serait satisfaite, soit avec les moyens actuels maintenus en fonctionnement complétés par les projets en cours (St Brieuc, énergies renouvelables…), soit en développant de nouveaux moyens de production en substitution des moyens existants (évalués dans la PPI à 1300 MW).
Propositions :
1 Encourager la maîtrise de la demande de l’énergie notamment par l’accélération de la rénovation du patrimoine bâti et la gestion économe de l’énergie (Ecowatt, effacement localisé…)
2 Favoriser le développement des énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, biomasse, énergies marines,…)
3 Accompagner l’émergence de nouvelles filières industrielles de l’énergie par la recherche et le développement de nouvelles technologies et le recours à des ressources énergétiques locales (méthanisation des déchets organiques, biomasse, solaire, courants marins,…).
4 Créer de nouvelles unités de production d’électricité centralisées pour répondre, d’une part, à l’augmentation structurelle des besoins de puissance de pointe, et d’autre part, à l’augmentation constante de la consommation d’énergie.
5 Engager dès maintenant le renforcement des réseaux de transport d’électricité et/ou la création de nouvelles lignes afin de fiabiliser l’alimentation électrique de la Bretagne et de permettre l’acheminent de l’électricité issue des énergies renouvelables (énergies marines dont l’éolien marin).
Priorité 5
Favoriser le financement des entreprises et des investissements
Le maintien du dynamisme économique régional passe par l’encouragement à la création d’entreprises et l’accompagnement du développement domestique et international des TPE et PME en place
1 Favoriser le soutien et l’accompagnement et la transmission des entreprises bretonnes par la communauté bancaire et Oséo.
2 Fluidifier et simplifier l’accès des PME aux crédits de financement du développement international (y compris le besoin de fond de roulement)
3 Diffuser la culture entrepreneuriale et d’investissement au sein de la population (inciter à devenir entrepreneur, Business Angels, capital risqueur)
4-Encourager l’entrepreneuriat féminin
Priorité 6
Ouvrir nos entreprises sur le monde et en faire des acteurs internationaux inscrits dans les flux mondiaux d’affaires
Nombre de produits, de services conçus par les entreprises bretonnes sont exportés. Il convient de tout mettre en œuvre pour augmenter ces volumes à l’export. Il importe aussi de favoriser l’ouverture à l’international d’un maximum d’entreprises bretonnes pour vendre, acheter, nouer des partenariats, etc.
1 Soutenir l’action des organisations qui oeuvrent à l’internationalisation des entreprises (CCI International,…), en particulier de « Bretagne International » en préservant son mode de gouvernance par les chefs d’entreprise eux-mêmes
2 Favoriser l’accompagnement à l’export des PME par des entreprises déjà exportatrices sous forme de parrainage ou en facilitant des mises en relation entre entrepreneurs expérimentés et « néo acteurs » à l’international
3 Inciter les entreprises à engager des V.I.E. ou des commerciaux export basés en France ou à l’étranger
4 Oeuvrer à une meilleure appropriation des langues étrangères dans les entreprises (notamment les chefs d’entreprise)
Priorité 7
Améliorer nos infrastructures de transport
Si la mer constitue un atout majeur de la Bretagne, sa périphéricité constitue un handicap qu’il convient d’atténuer par une politique ambitieuse en matière d’infrastructures de transport.
1 Mener à son terme le projet ferroviaire visant à mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris
2 Obtenir des péages d’infrastructure ferroviaire qui ne pénalisent pas la Région du fait de son éloignement.
3 Oeuvrer à la construction du barreau ferroviaire de contournement de Paris afin d’améliorer les liaisons entre la Bretagne et les grandes métropoles Lille, Londres, Bruxelles, Amsterdam,…
4 Poursuivre le développement de plateformes logistiques multimodales
5 Favoriser l’intermodalité du transport de marchandise en améliorant le transport ferroviaire, et notamment la desserte des ports bretons.
5 Poursuivre l’aménagement routier de la Bretagne (achèvement de la RN 164, mise à 2 x 2 voies des axes Lorient/Vannes/Saint-Brieuc (Triskell), modernisation de l’axe Lorient – Roscoff,..)
6 Améliorer la coordination des offres de transports (trains, autocars, transports urbains, covoiturage…), et favoriser leur complémentarité et la multimodalité sur l’ensemble du territoire breton et améliorer l’ancrage écologique du système de transport collectif en Bretagne.
7 Procéder aux aménagements routiers et ferroviaires nécessaires à l’accessibilité, pour les bretons, de l’aéroport de Notre Dame des Landes
Priorité 8
Mener une politique de formation au service de la compétitivité des entreprises
La crise a montré combien la formation, en contribuant à limiter le recours au chômage partiel, pouvait constituer une première réponse à la baisse d’activité. La formation permet en outre aux individus, via l’acquisition d’une qualification supplémentaire, de sécuriser leur parcours professionnel.
La formation doit donc être encouragée en visant une meilleure articulation entre la formation initiale et continue, une meilleure gouvernance des instances de gestion et une meilleure prise en compte des besoins des entreprises.
Depuis sa promulgation le 24 novembre 2009, la nouvelle loi orientation/formation tout au long de la vie modifie le système de formation professionnelle continue et fixe notamment un nouveau mode de gouvernance régionale.
1 Dégager des objectifs régionaux de formation à partir des besoins recensés auprès des branches et des entreprises dans le cadre des contrats d’objectifs
2 Elaborer, en concertation avec les partenaires sociaux, le futur Contrat de Projet de Développement des Formations Professionnelles.
3 Faciliter l’accès aux financements complémentaires de la formation professionnelle : Union européenne, Etat, Région.
4 Rapprocher universités et entreprises dans un partenariat concret, performant et durable
5 Encourager l’apprentissage et l’orientation des jeunes vers les formations en alternance
6 Favoriser le développement de la formation professionnelle continue à travers les outils d’information des structures en charge de l’AIOA (accueil, information, orientation, accompagnement) pour répondre aux besoins des entreprises et aux aspirations des salariés.
7 Développer l’accès à la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) en améliorant le parcours et les modalités.
Priorité 9
Agir pour l’emploi des salariés et des demandeurs d’emplois
Malgré un taux de chômage de 7,7%, le plus bas de France, la Bretagne n’a pas été épargnée par la crise. Les demandeurs d’emplois ont augmenté de plus de 20% en 2009, les jeunes restent particulièrement touchés. Parallèlement, les entreprises connaissent une situation tendue illustrée par une hausse de l’ordre de 30% des licenciements économiques sur 2009.
Dès lors, il convient d’anticiper la sortie de crise et favoriser le retour à l’emploi. C’est un enjeu majeur, partagé, de cohésion sociale et de compétitivité des entreprises.
1 Développer des actions communes de formation des demandeurs d’emplois, avec les acteurs régionaux, permettant leur retour rapide à l’emploi,
2 Encourager les actions des entrepreneurs bretons en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés,
3 Favoriser l’insertion professionnelle des jeunes sans qualification, leur permettre d’acquérir un niveau de compétences en cohérence avec les besoins des entreprises,
4 Soutenir les acteurs qui agissent en faveur des publics les plus éloignés de l’emploi.