Ce mardi, second jour des négociations, la conférence de Durban a vu resurgir, sur fond de crise économique et financière, les divergences entre les Etats-Unis et plusieurs pays développés sur l’architecture du futur Fonds mondial pour le climat défini il y a un an à Cancun. L’objectif de ce Fonds consiste à mobiliser des financement publics et privés pour soutenir la mise en œuvre de projets technologiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement . Le montant prévu pour ce Fonds est de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020.
Sur le protocole de Kyoto, le groupe des pays africains, les pays émergents dont la Chine, les Etats insulaires (AOSIS) et les pays les moins avancés ont plaidé pour une deuxième période d’engagement. Le groupe africain a ajouté que les marchés du carbone s’effondreraient en l’absence d’un accord, et que le sol africain ne doit pas devenir le «cimetière» du Protocole.
L’AOSIS a déclaré qu’un résultat crédible de Durban doit comprendre à la fois une deuxième période d’engagement n’excédant pas cinq ans, des modifications que l’on peut ratifier au Protocole et à son Annexe B ; des engagements contraignants sous forme d’objectifs quantifiés de réduction des émissions (QERLO), la suppression des dérogations (ou échappatoires ») dans les règles comptables de l’utilisation des sols (UTCATF), et l’amélioration des ambitions des principaux pays soumis à objectif de réduction (Annexe I) en matière d’atténuation.
L’Australie a déclaré qu’une deuxième période d’engagement devrait être une phase de transition vers un accord plus vaste et universel. Elle a indiqué sa flexibilité sur la durée d’une deuxième période d’engagement et sur le report des unités de quantités attribuées (UQA ou quotas) excédentaires. Elle a déclaré qu’un accord sur des questions techniques telles que l’utilisation des sols ou l’amélioration des mécanismes de flexibilité constituerait un bon résultat de Durban.
L’Union européenne a déclaré que tout accord serait fragmentaire parce que le nombre de parties disposées à travailler sur un «Protocole de Kyoto significatif» a diminué. Elle a indiqué toutefois que des progrès pourraient être accomplis sur le report des UQA excédentaires, et a ajouté qu’il est nécessaire d’éviter un décalage entre les périodes d’engagement, afin de rassurer les marchés.
Afin de surmonter l’opposition affichée par les Etats-Unis à un renouvellement du protocole de Kyoto, plusieurs Etats américains et plusieurs provinces canadiennes ont annoncé ce mardi leur intention de mettre en place une politique commune de lutte contre le changement climatique qui se traduirait par un partenariat en faveur d’un système d’échange de permis d’émissions négociables , y compris en l’absence d’engagement des autorités fédérales américaines et canadiennes en faveur d’un renouvellement du protocole de Kyoto.
Point sur les négociations du 29 novembre
Ce mardi, second jour des négociations, la conférence de Durban a vu resurgir, sur fond de crise économique et financière, les divergences entre les Etats-Unis et plusieurs pays développés sur l’architecture du futur Fonds mondial pour le climat défini il y a un an à Cancun. L’objectif de ce Fonds consiste à mobiliser des financement publics et privés pour soutenir la mise en œuvre de projets technologiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays en développement . Le montant prévu pour ce Fonds est de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020.
Sur le protocole de Kyoto, le groupe des pays africains, les pays émergents dont la Chine, les Etats insulaires (AOSIS) et les pays les moins avancés ont plaidé pour une deuxième période d’engagement. Le groupe africain a ajouté que les marchés du carbone s’effondreraient en l’absence d’un accord, et que le sol africain ne doit pas devenir le «cimetière» du Protocole.
L’AOSIS a déclaré qu’un résultat crédible de Durban doit comprendre à la fois une deuxième période d’engagement n’excédant pas cinq ans, des modifications que l’on peut ratifier au Protocole et à son Annexe B ; des engagements contraignants sous forme d’objectifs quantifiés de réduction des émissions (QERLO), la suppression des dérogations (ou échappatoires ») dans les règles comptables de l’utilisation des sols (UTCATF), et l’amélioration des ambitions des principaux pays soumis à objectif de réduction (Annexe I) en matière d’atténuation.
L’Australie a déclaré qu’une deuxième période d’engagement devrait être une phase de transition vers un accord plus vaste et universel. Elle a indiqué sa flexibilité sur la durée d’une deuxième période d’engagement et sur le report des unités de quantités attribuées (UQA ou quotas) excédentaires. Elle a déclaré qu’un accord sur des questions techniques telles que l’utilisation des sols ou l’amélioration des mécanismes de flexibilité constituerait un bon résultat de Durban.
L’Union européenne a déclaré que tout accord serait fragmentaire parce que le nombre de parties disposées à travailler sur un «Protocole de Kyoto significatif» a diminué. Elle a indiqué toutefois que des progrès pourraient être accomplis sur le report des UQA excédentaires, et a ajouté qu’il est nécessaire d’éviter un décalage entre les périodes d’engagement, afin de rassurer les marchés.
Afin de surmonter l’opposition affichée par les Etats-Unis à un renouvellement du protocole de Kyoto, plusieurs Etats américains et plusieurs provinces canadiennes ont annoncé ce mardi leur intention de mettre en place une politique commune de lutte contre le changement climatique qui se traduirait par un partenariat en faveur d’un système d’échange de permis d’émissions négociables , y compris en l’absence d’engagement des autorités fédérales américaines et canadiennes en faveur d’un renouvellement du protocole de Kyoto.
Pour en savoir plus :
>> Consulter le site officiel de la Conférence de Durban
>> Consulter le site du Major Economies Business Forum