Avec une seconde vague de participants arrivant à Durban depuis dimanche, les discussions ont gagné en densité en ce début de deuxième semaine.
Afin de découpler la poursuite du Protocole de Kyoto et la pérennité des mécanismes de marché de type Mécanismes de Développement Propre (MDP) qui jouent un rôle stratégique pour les entreprises, la délégation européenne a encouragé le Bureau exécutif des MDP à statuer sur l’intégrité environnementale des projets de compensation carbone (offsets) issus de projets liés au charbon. L’enjeu consiste à éviter une approche plus unilatérale et une interdiction des projets.
Toutefois, et d’une façon générale, les négociations parallèles sur les divers points techniques semblent suspendues à la discussion principale sur l’avenir du Protocole de Kyoto dont la présidence sud-africaine a fait une priorité. De ce point de vue, la proposition européenne fait son chemin et a eu le mérite de faire bouger (un peu) les lignes. Elle consiste à se mettre d’accord sur une feuille de route de négociations d’ici à 2015 pour un nouveau traité contraignant qui ne démarrerait… qu’en 2020.
La délégation chinoise, lors d’une conférence de presse, a exposé les 5 conditions qui lui permettraient de participer à un tel schéma. Un espoir d’alignement sino-européen est donc le seul signe positif à ce stade. Pour mémoire, la Chine s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, non en valeur absolue mais par unité de PIB, de 40 à 45% d’ici 2020 par rapport au niveau de 2005. Le pays envisage également de faire davantage d’efforts après 2020 : « Nous envisageons que nous serons plus développés à ce stade, et nous contribuerons davantage à l’effort global contre le changement climatique, c’est certain", a déclaré le représentant de la Chine, premier émetteur de CO2 au monde.
Le Brésil souhaite que ce nouveau texte soit véritablement contraignant et pas seulement « des paroles ». Les Etats-Unis continuent à demander des contraintes de réduction comparables pour les pays développés, chinois et indiens, même si leurs mises en œuvre pouvaient être décalées dans le temps.
Sommes-nous tombés suffisamment bas pour pouvoir espérer un rebond salutaire des négociations ? Réponse (au plus tard) samedi…
Point sur les négociations du 2 au 5 décembre
Avec une seconde vague de participants arrivant à Durban depuis dimanche, les discussions ont gagné en densité en ce début de deuxième semaine.
Afin de découpler la poursuite du Protocole de Kyoto et la pérennité des mécanismes de marché de type Mécanismes de Développement Propre (MDP) qui jouent un rôle stratégique pour les entreprises, la délégation européenne a encouragé le Bureau exécutif des MDP à statuer sur l’intégrité environnementale des projets de compensation carbone (offsets) issus de projets liés au charbon. L’enjeu consiste à éviter une approche plus unilatérale et une interdiction des projets.
Toutefois, et d’une façon générale, les négociations parallèles sur les divers points techniques semblent suspendues à la discussion principale sur l’avenir du Protocole de Kyoto dont la présidence sud-africaine a fait une priorité. De ce point de vue, la proposition européenne fait son chemin et a eu le mérite de faire bouger (un peu) les lignes. Elle consiste à se mettre d’accord sur une feuille de route de négociations d’ici à 2015 pour un nouveau traité contraignant qui ne démarrerait… qu’en 2020.
La délégation chinoise, lors d’une conférence de presse, a exposé les 5 conditions qui lui permettraient de participer à un tel schéma. Un espoir d’alignement sino-européen est donc le seul signe positif à ce stade. Pour mémoire, la Chine s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, non en valeur absolue mais par unité de PIB, de 40 à 45% d’ici 2020 par rapport au niveau de 2005. Le pays envisage également de faire davantage d’efforts après 2020 : « Nous envisageons que nous serons plus développés à ce stade, et nous contribuerons davantage à l’effort global contre le changement climatique, c’est certain", a déclaré le représentant de la Chine, premier émetteur de CO2 au monde.
Le Brésil souhaite que ce nouveau texte soit véritablement contraignant et pas seulement « des paroles ». Les Etats-Unis continuent à demander des contraintes de réduction comparables pour les pays développés, chinois et indiens, même si leurs mises en œuvre pouvaient être décalées dans le temps.
Sommes-nous tombés suffisamment bas pour pouvoir espérer un rebond salutaire des négociations ? Réponse (au plus tard) samedi…