Cinq points :
- Une remontée des taux de la BCE qui risque de renforcer l’appréciation de l’euro
- Taux de chômage au sein de la zone euro en février 2011 : 9,9%, avec une dispersion de 1 à 5
- Coût horaire de la main d’œuvre en 2010: hausse 3 fois plus rapide en France qu’en Allemagne
- Crédits aux ménages en février 2011 : +71% sur un an pour l’habitat
- Fécondité en Europe : un non renouvellement des générations, frein structurel à la croissance européenne
Le 7 avril 2011, la BCE a relevé son taux d’appel d’offres de 1 à 1,25% pour contrer les tensions inflationnistes au sein de la zone euro. Cette hausse, semble-t-il, est justifiée à ces yeux au vu de la situation de l’économie allemande (croissance du PIB dynamique, taux de chômage historiquement bas). Il reste que cette hausse, surtout si elle est l’amorce d’un mouvement qui devrait se prolonger, risque de créer des difficultés dans certains pays qui sont encore en récession.
Cette remontée risque de renforcer encore l’euro vis à vis du dollar, dès lors que l’écart positif entre le taux européen et le taux américain se creuse. En effet, la FED considère que la reprise aux Etats-Unis n’est pas suffisamment assurée pour envisager un relèvement de ses taux sur les fonds fédéraux (0,125%), malgré l’accélération de l’inflation.
Eurostat vient de publier les chiffres concernant le taux de chômage au sein de la zone euro pour le mois de février 2011. Quatre remarques :
- le taux de chômage de la zone euro est symboliquement passé en dessous de la barre des 10% pour la première fois depuis un an (9,9%) ;
- les écarts de taux vont de 1 à 5 entre les Etats membres : 4,3% aux Pays-Bas, 6,3% en Allemagne, 9,6% en France, 20,5% en Espagne ;
- le taux de chômage en France est dans la moyenne européenne, mais supérieur de moitié au taux de chômage allemand ;
- le taux de chômage des moins de 25 ans (19,4% pour la zone euro) témoigne également d’une grande disparité entre les Etats membres : 7,4% aux Pays-Bas, 7,9% en Allemagne mais 21,1% en France et 43,5% en Espagne.
Eurostat vient de publier l’indice trimestriel du coût horaire de la main d’œuvre pour le 4ème trimestre 2010.
* En moyenne annuelle, le coût horaire de la main d’œuvre a augmenté en France de 3,1% entre 2009 et 2010, contre 0,9% en Allemagne. L’essentiel de l’écart est attribuable aux salaires bruts versés (respectivement +2,8% et +0,7%).
* Ainsi, en 2010, le coût horaire de la main d’œuvre en France représentait 110,8% celui en Allemagne. Il en représentait 92,7% en 2000…

Le montant des crédits nouveaux aux ménages s’est accru de 45,7% entre février 2010 et février 2011. Cette forte hausse est intégralement imputable à celle des crédits à l’habitat (+71,4% sur un an), dont le montant a plus que doublé depuis l’été 2009, pour atteindre 168 milliards d’euros. C’est la contrepartie du redémarrage des mises en chantier qui s’explique notamment par le dispositif Scellier et le prêt à taux zéro. Les crédits à la consommation, en revanche, ne « décollent » et ont même baissé sur un an (-2,5% en février 2011).
Les derniers chiffres d’Eurostat confirment la déprime démographique européenne. Même si le taux de fécondité de l’Union Européenne en 2009 est un peu supérieur à celui de 2003, il reste à un niveau dangereusement bas. Seules l’Irlande et la France renouvellent quasiment leurs générations taux de fécondité proche de 2,1). Tous les autres pays sont en deçà (moyenne à 1,60), notamment les grands pays voisins de la France : 1,42 en Italie, 1,40 en Espagne, 1,36% en Allemagne.
Ces chiffres appellent deux types de conclusions :
- pour les pays européens : le non renouvellement des générations :
- pèse sur l’équilibre des comptes publics ;
- affaiblit le moteur intérieur de la croissance (consommation)
- compromet la dynamique à terme des économies (attractivité, mobilité, créativité et adaptation à un monde en mutation accélérée suppose une population jeune) ;
- pour la France : un taux de fécondité proche du taux de renouvellement et supérieur à la moyenne européenne :
- constitue un atout formidable, dont encore il faudra savoir tirer tout le parti ;
- impose une croissance du PIB supérieure à la moyenne européenne si l’on veut maintenir notre niveau de vie (PIB par habitant) relativement à celui de la moyenne européenne.
MEDEF Actu-Eco de la semaine du 8 avril 2011
Cinq points :
- Une remontée des taux de la BCE qui risque de renforcer l’appréciation de l’euro
- Taux de chômage au sein de la zone euro en février 2011 : 9,9%, avec une dispersion de 1 à 5
- Coût horaire de la main d’œuvre en 2010: hausse 3 fois plus rapide en France qu’en Allemagne
- Crédits aux ménages en février 2011 : +71% sur un an pour l’habitat
- Fécondité en Europe : un non renouvellement des générations, frein structurel à la croissance européenne
Le 7 avril 2011, la BCE a relevé son taux d’appel d’offres de 1 à 1,25% pour contrer les tensions inflationnistes au sein de la zone euro. Cette hausse, semble-t-il, est justifiée à ces yeux au vu de la situation de l’économie allemande (croissance du PIB dynamique, taux de chômage historiquement bas). Il reste que cette hausse, surtout si elle est l’amorce d’un mouvement qui devrait se prolonger, risque de créer des difficultés dans certains pays qui sont encore en récession.
Cette remontée risque de renforcer encore l’euro vis à vis du dollar, dès lors que l’écart positif entre le taux européen et le taux américain se creuse. En effet, la FED considère que la reprise aux Etats-Unis n’est pas suffisamment assurée pour envisager un relèvement de ses taux sur les fonds fédéraux (0,125%), malgré l’accélération de l’inflation.
Eurostat vient de publier les chiffres concernant le taux de chômage au sein de la zone euro pour le mois de février 2011. Quatre remarques :
Eurostat vient de publier l’indice trimestriel du coût horaire de la main d’œuvre pour le 4ème trimestre 2010.
* En moyenne annuelle, le coût horaire de la main d’œuvre a augmenté en France de 3,1% entre 2009 et 2010, contre 0,9% en Allemagne. L’essentiel de l’écart est attribuable aux salaires bruts versés (respectivement +2,8% et +0,7%).
* Ainsi, en 2010, le coût horaire de la main d’œuvre en France représentait 110,8% celui en Allemagne. Il en représentait 92,7% en 2000…
Le montant des crédits nouveaux aux ménages s’est accru de 45,7% entre février 2010 et février 2011. Cette forte hausse est intégralement imputable à celle des crédits à l’habitat (+71,4% sur un an), dont le montant a plus que doublé depuis l’été 2009, pour atteindre 168 milliards d’euros. C’est la contrepartie du redémarrage des mises en chantier qui s’explique notamment par le dispositif Scellier et le prêt à taux zéro. Les crédits à la consommation, en revanche, ne « décollent » et ont même baissé sur un an (-2,5% en février 2011).
Les derniers chiffres d’Eurostat confirment la déprime démographique européenne. Même si le taux de fécondité de l’Union Européenne en 2009 est un peu supérieur à celui de 2003, il reste à un niveau dangereusement bas. Seules l’Irlande et la France renouvellent quasiment leurs générations taux de fécondité proche de 2,1). Tous les autres pays sont en deçà (moyenne à 1,60), notamment les grands pays voisins de la France : 1,42 en Italie, 1,40 en Espagne, 1,36% en Allemagne.
Ces chiffres appellent deux types de conclusions :
- pour les pays européens : le non renouvellement des générations :
- pour la France : un taux de fécondité proche du taux de renouvellement et supérieur à la moyenne européenne :