Six points :
- Prévisions 2011 de la Commission Européenne : croissance de +1,7% en France
- Taux de chômage en France : 9,2% fin 2010
- Coût horaire de la main d’œuvre : une perte de compétitivité de près de 20% en France par rapport à l’Allemagne entre 2000 et 2010
- Défaillances d’entreprise au 3ème trimestre 2010 : +3,5% sur le 2ème trimestre, -4,2% sur un an
- Marché automobile au début 2011 : prime à la casse gouvernementale relayée par une « prime » des constructeurs
- Excédent commercial chinois : divisé par 4 en six mois

La Commission Européenne vient de publier ses nouvelles prévisions de croissance pour l’année 2011 (« Interim Forecast », 1er mars 2011). Ces prévisions ne sont disponibles que pour quelques pays membres.
Trois remarques :
- la croissance cumulée du PIB de la zone euro en 2010 et 2011 (3,3%) ne compensera pas la récession de 2009 (-4,1%), ce qui est le cas de la plupart des pays ci-dessus, à l’exception notable de l’Allemagne mais aussi de la France ;
- l’Allemagne et, à un moindre degré la France, dépasseront en 2011 leur niveau de production d’avant la crise ;
- pour la France, la prévision (+1,7%) conforte notre diagnostic d’une croissance en 2011 inférieure à celle de 2% attendue par le gouvernement. Ce rythme de 1,7%, du même ordre que la tendance moyenne des années 2000 avant la crise, est un rythme de consolidation et non de reprise, insuffisant pour permettre un redressement spontané de l’emploi et des finances publiques.

Le taux de chômage en France métropolitaine s’est légèrement réduit au 4ème trimestre 2010 (9,2%, soit -0,1 point par rapport au trimestre précédent). En moyenne, pour l’année 2010, il s’est élevé à 9,3% (7,7% en Allemagne), niveau le plus élevé depuis 1999. Pour mémoire, il était tombé à 7,4% en 2008, niveau le plus bas depuis 25 ans.

Eurostat vient de rendre publics les résultats de l’enquête quadriennale 2008 sur les coûts horaires de la main d’œuvre (entreprises de 10 salariés et plus). Des indices d’évolution trimestrielle du coût du travail permettent de prolonger les données jusqu’au 3ème trimestre 2010.
En 2008, le coût horaire de la main d’œuvre du secteur marchand non agricole en France s’élevait à 32,19 euros, dépassant ainsi de 9,7% le coût allemand (29,34 euros). Il est monté à 33,37 euros en 2010 (trois premiers trimestres). Entre 2000 et 2010, il s’est accru deux fois et demi plus vite en France qu’en Allemagne.
Dans l’industrie manufacturière, le coût horaire était de 33,16 euros en 2008, légèrement inférieur au coût allemand. En 2010, il a atteint 34,33 euros, dépassant pour la première fois le coût allemand. Pour mémoire, il lui était inférieur de près de 16% en 2000. Il s’est donc accru deux fois plus rapidement en France qu’en Allemagne sur la période 2000-2010.
Ce benchmark confirme donc un alourdissement du coût du travail en France relativement à l’Allemagne : la France a en effet enregistré une perte de 20% de sa compétitivité coût.

Selon les derniers chiffres de l’INSEE, les défaillances d’entreprises en date de jugement se sont réduites de -16,7% entre août et septembre 2010. La moyenne du 3ème trimestre 2010 s’inscrit ainsi en hausse de 3,5% par rapport au 2ème trimestre (-4,2% sur un an).
Cette tendance générale à la hausse au 3ème trimestre 2010 se retrouve dans tous les grands secteurs : elle est particulièrement marquée dans la construction (28% du total). Sur un an, les défaillances dans le commerce et la construction (50% du total) se sont réduites de respectivement 5,0% et 5,2%, celles dans l’industrie ont enregistré une baisse de 10,1%.

Selon les chiffres de l’INSEE, les immatriculations de voitures particulières neuves se sont accrues de 10,3% entre janvier et février 2011. Au cours des trois derniers mois connus (décembre-janvier-février), celles-ci ont enregistré une hausse de 13,8% sur les trois mois précédents (+3,6% sur un an).
Cette forte hausse est le résultat de deux facteurs :
- la livraison des voitures commandées avant la fin de la prime à la casse (31 décembre 2010) ;
- les offres spéciales de reprise pour les anciens véhicules des constructeurs automobiles, afin de contrer la baisse attendue des ventes de voitures début 2011.

Le solde commercial de la Chine est devenu « déficitaire » en janvier 2011. Au-delà de ce chiffre sans doute exceptionnel, l’excédent commercial chinois a été divisé par quatre entre la fin du printemps 2010 et les trois derniers mois connus, résultat d’une explosion des importations au cours de la période (+32%) deux fois et demi plus forte que celle des exportations (+13%). Cette forte progression des importations tient à la vigueur de la demande interne chinoise dont les effets ont été amplifiés par la flambée des cours mondiaux de l’énergie et des matières premières.
MEDEF Actu-Eco de la semaine du 4 mars 2011
Six points :
- Prévisions 2011 de la Commission Européenne : croissance de +1,7% en France
- Taux de chômage en France : 9,2% fin 2010
- Coût horaire de la main d’œuvre : une perte de compétitivité de près de 20% en France par rapport à l’Allemagne entre 2000 et 2010
- Défaillances d’entreprise au 3ème trimestre 2010 : +3,5% sur le 2ème trimestre, -4,2% sur un an
- Marché automobile au début 2011 : prime à la casse gouvernementale relayée par une « prime » des constructeurs
- Excédent commercial chinois : divisé par 4 en six mois
La Commission Européenne vient de publier ses nouvelles prévisions de croissance pour l’année 2011 (« Interim Forecast », 1er mars 2011). Ces prévisions ne sont disponibles que pour quelques pays membres.
Trois remarques :
Le taux de chômage en France métropolitaine s’est légèrement réduit au 4ème trimestre 2010 (9,2%, soit -0,1 point par rapport au trimestre précédent). En moyenne, pour l’année 2010, il s’est élevé à 9,3% (7,7% en Allemagne), niveau le plus élevé depuis 1999. Pour mémoire, il était tombé à 7,4% en 2008, niveau le plus bas depuis 25 ans.
Eurostat vient de rendre publics les résultats de l’enquête quadriennale 2008 sur les coûts horaires de la main d’œuvre (entreprises de 10 salariés et plus). Des indices d’évolution trimestrielle du coût du travail permettent de prolonger les données jusqu’au 3ème trimestre 2010.
En 2008, le coût horaire de la main d’œuvre du secteur marchand non agricole en France s’élevait à 32,19 euros, dépassant ainsi de 9,7% le coût allemand (29,34 euros). Il est monté à 33,37 euros en 2010 (trois premiers trimestres). Entre 2000 et 2010, il s’est accru deux fois et demi plus vite en France qu’en Allemagne.
Dans l’industrie manufacturière, le coût horaire était de 33,16 euros en 2008, légèrement inférieur au coût allemand. En 2010, il a atteint 34,33 euros, dépassant pour la première fois le coût allemand. Pour mémoire, il lui était inférieur de près de 16% en 2000. Il s’est donc accru deux fois plus rapidement en France qu’en Allemagne sur la période 2000-2010.
Ce benchmark confirme donc un alourdissement du coût du travail en France relativement à l’Allemagne : la France a en effet enregistré une perte de 20% de sa compétitivité coût.
Selon les derniers chiffres de l’INSEE, les défaillances d’entreprises en date de jugement se sont réduites de -16,7% entre août et septembre 2010. La moyenne du 3ème trimestre 2010 s’inscrit ainsi en hausse de 3,5% par rapport au 2ème trimestre (-4,2% sur un an).
Cette tendance générale à la hausse au 3ème trimestre 2010 se retrouve dans tous les grands secteurs : elle est particulièrement marquée dans la construction (28% du total). Sur un an, les défaillances dans le commerce et la construction (50% du total) se sont réduites de respectivement 5,0% et 5,2%, celles dans l’industrie ont enregistré une baisse de 10,1%.
Selon les chiffres de l’INSEE, les immatriculations de voitures particulières neuves se sont accrues de 10,3% entre janvier et février 2011. Au cours des trois derniers mois connus (décembre-janvier-février), celles-ci ont enregistré une hausse de 13,8% sur les trois mois précédents (+3,6% sur un an).
Cette forte hausse est le résultat de deux facteurs :
Le solde commercial de la Chine est devenu « déficitaire » en janvier 2011. Au-delà de ce chiffre sans doute exceptionnel, l’excédent commercial chinois a été divisé par quatre entre la fin du printemps 2010 et les trois derniers mois connus, résultat d’une explosion des importations au cours de la période (+32%) deux fois et demi plus forte que celle des exportations (+13%). Cette forte progression des importations tient à la vigueur de la demande interne chinoise dont les effets ont été amplifiés par la flambée des cours mondiaux de l’énergie et des matières premières.