MEDEF Actu-Eco de la semaine du 31 janvier 2011

Cinq points :

- Matière premières et pétrole : poursuite de la flambée des cours mondiaux

- Croissance américaine : nouvelle accélération au 4ème trimestre 2010

- Taux de chômage allemand : au plus bas depuis février 1992

- Crédit au secteur privé en décembre 2010 : +19% sur un an

- Construction de logements au 4ème trimestre 2010 : +24% sur le 3ème trimestre


Les matières premières hors pétrole et métaux précieux inscrivent désormais des niveaux record : +20% entre début décembre 2010 et fin janvier 2011, en dollars (+13% en euros). Pour les économies européennes, cette hausse a été atténuée par le change euro/dollar. Tous les marchés (métaux communs, produits alimentaires, matières premières agricoles industrielles) sont concernés, avec des progressions qui peuvent approcher les 100% sur un an (maïs, coton).

Cette hausse ne manquera pas d’impacter les prix à la consommation pour les ménages d’une part, les coûts de production pour les entreprises d’autre part.

Dans le même temps, le prix du pétrole (Brent) s’est accru de 13% (+8% en euros) entre début décembre 2010 et fin janvier 2011 pour franchir la barre des 100 dollars le 1er février 2011 (73 euros).

Ces évolutions résultent notamment de la vigueur de la demande chinoise, des intempéries dans plusieurs grands pays exportateurs (sècheresse et incendies de l’été en Russie, inondations récentes en Australie et en Amérique latine, rigueur de l’hiver en Europe) et, tout récemment, des tensions politiques au Moyen-Orient.


La croissance américaine s’est de nouveau accélérée au 4ème trimestre 2010 (+3,2% l’an contre +2,6% au 3ème trimestre et +1,7% au 2ème trimestre). En niveau, la production dépasse désormais son niveau d’avant crise. Cette performance est principalement due au dynamisme de la consommation des ménages (achats de biens durables, notamment d’automobiles).

En moyenne annuelle, la croissance du PIB américain a été de +2,9 % entre 2009 et 2010.


Le taux de chômage allemand s’est de nouveau réduit en janvier 2011 pour atteindre son plus bas niveau depuis février 1992 : 7,4% contre 8,3% à l’été 2009, point haut de la crise.


Le montant de l’ensemble des crédits nouveaux au secteur privé s’est accru de 19% entre décembre 2009 et décembre 2010. Cette progression est largement due à la hausse de 48% des crédits aux ménages alors que les crédits aux sociétés non financières sont en quasi-stagnation.

Cette forte hausse des crédits aux ménages est intégralement imputable aux crédits à l’habitat (+77% sur un an), dont le montant a presque doublé depuis l’été 2009, en raison notamment du niveau exceptionnellement faible du taux d’intérêt du crédit à l’habitat (3,36%, au plus bas depuis 2003). Les crédits à la consommation, en revanche, sont en légère baisse (-2% sur un an).


Le redémarrage des mises en chantier s’est confirmé au 4ème trimestre 2010 : +24% par rapport au 3ème trimestre et +15,5% sur un an (-5,6% un an auparavant). Elles sont désormais au nombre 389 000, en rythme annualisé, niveau proche de leur moyenne 2000-2008. Les perspectives sont favorables au vu du niveau des permis de construire.

Cette embellie, qui concerne tout autant la construction de HLM que la construction privée, résulte de la conjonction de différents facteurs favorables (prêts à taux zéro, quasi-inexistence de stocks de logements, accroissement du crédit à l’habitat).