MEDEF Actu-Eco de la semaine du 21 janvier 2011

Six points abordés cette semaine :

- Démographie française
- Créations d’entreprises
- Trésorerie des grandes entreprises
- Climat des affaires en France
- Climat des affaires en Allemagne
- Marché automobile des BRIC

L’INSEE vient de publier le bilan démographique 2010 de la France :

  • 65 millions d’habitants (France métropolitaine + DOM) ;
  • un taux de fécondité de 2%, qui poursuit ainsi  son redressement depuis le creux de 1993 (1,66%).

Cette performance distingue la France de la quasi-totalité des autres pays européens.

Ce constat appelle trois remarques :

  • Avec 2%, le taux de fécondité de la France est le plus  élevé d’Europe, après celui de l’Irlande. La quasi-totalité des autres pays sont nettement au dessous de 2%, c’est-à-dire qu’ils ne renouvellent pas leur population. C’est vrai notamment des derniers entrants dans l’Union européenne, et de l’Allemagne où la population baisse désormais (-246 000 en 2009, contre +354 000 en France).  
  • Ce dynamisme démographique en France engendre un coût dans un premier temps pour les familles et la collectivité (éducation), mais représente en même temps un atout  à court terme (consommation, besoins d’investissement) et à moyen-long terme qu’il s’agisse de croissance (une population jeune est facteur de mobilité, de créativité, d’adaptation aux mutations accélérées) ou de finances publiques et sociales.
  • C’est en même temps une exigence de croissance : maintenir le niveau de vie moyen relativement aux autres pays européens avec une croissance démographique plus forte, suppose une croissance du PIB sensiblement supérieure à la moyenne européenne, ce qui n’est pas le cas depuis plusieurs années.

 


L’INSEE vient de publier ses derniers chiffres sur les créations d’entreprises.

  • En 2010, le nombre de créations d’entreprise (622 000) s’est accru de 7,2%, dopé par le régime des auto-entrepreneurs (58% du total).
  • Hors auto-entrepreneurs, les créations ont augmenté de 0,8% (262 300), chiffre qui marque un recul par rapport au point haut de 2008, avant la crise. Néanmoins, elles restent supérieures de 21,4% à celles du début des années 2000.

 


La dernière enquête AFTE / Coe-Rexecode auprès des trésoriers d’entreprise (Entreprises de 500 salariés et plus) confirme le redressement des trésoreries d’exploitation en janvier 2011. L’indicateur a retrouvé son niveau record de l’été 2007.

      C’est une bonne nouvelle : de même que la chute de l’indicateur en 2008 avait coïncidé avec l’entrée en récession de l’économie française, son redressement en cours pourrait annoncer une accélération de l’activité en ce début d’année 2011.

 


Selon l’INSEE, le climat des affaires poursuit son redressement, en janvier 2011, dans l’industrie manufacturière (carnets de commandes, perspectives personnelles de production)  et les services (perspectives générales, créations d’emplois).

En revanche, le climat a été plus incertain dans le Bâtiment (carnets de commandes inférieurs à la normale) et le commerce de détail (redressement des intentions de commandes mais repli des ventes prévues).

Le dernier indicateur IFO fait état, pour janvier 2011, de  perspectives à six mois au plus haut depuis 20 ans.

 


En dix ans, le marché de l’automobile des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) a été multiplié par 5 pour atteindre 21 millions en 2010, autant que celui des Etats-Unis et de la Zone euro réunis. Il en représentait 14% en 2000 et 58% en 2008…

Cette explosion du marché automobile des BRIC est principalement le fait de la Chine (multiplication par 15 en 10 ans), et dans une moindre mesure de celui du Brésil (qui représente désormais 1,5 fois le marché français).

Cette « explosion » du marché automobile des BRIC n’est évidemment pas étrangère aux tensions sur les marchés des matières premières et du pétrole. Et ce n’est pas fini, si l’on se rappelle que le taux d’équipement des ménages chinois en automobile ne dépasse guère 5%, sans comparaison avec celui dans les pays avancés (88% en France, 80% dans l’Union Européenne)…