Au sommaire de l’actualité économique de cette semaine,
• en France :
1. Investissement productif au 1er trimestre 2011 : poursuite du redressement pour l’équipement et du recul pour la construction
2. Commandes à l’industrie en avril 2011 : repli depuis le début de l’année, principalement imputable au marché intérieur
3. Tensions sur le marché du travail : hausse de l’indicateur dans tous les grands secteurs au 1er trimestre 2011
4. Climat des affaires en juin 2011 : amélioration dans l’industrie, stabilité dans les services et le bâtiment, repli dans le commerce de détail
• à l’étranger :
5. Démographie européenne en 2060 : 7 millions d’habitants de plus en France qu’en Allemagne

* L’investissement des entreprises non financières a poursuivi son redressement au 1er trimestre 2011 : il s’est accru de 1,9% par rapport au trimestre précédent (+7% sur un an) et de +7,4% par rapport à son point bas du 3ème trimestre 2009. Il reste inférieur de 9% à son point haut du 1er trimestre 2008.
* Ce redressement global de l’investissement productif recouvre deux évolutions contrastées :
- poursuite de la baisse de l’investissement en biens de construction (bâtiments industriels et commerciaux notamment), entamée depuis début 2008 (-0,6% par rapport au trimestre précédent, -5,3% sur un an) ;
- poursuite du redressement des investissements dans les biens d’équipement (+6,2% au 1er trimestre 2011) et les matériels de transport (+2,9%). Dans les deux cas, ils sont loin d’avoir retrouvé leur point haut du 1er trimestre 2008 (respectivement -12,9% et -10,7%).

* Ce redressement global devrait se poursuivre dans les prochains mois au vu des enquêtes de conjoncture : bonne orientation des intentions de commandes chez les grossistes de biens d’équipement, poursuite du redressement des immatriculations de poids lourds, amélioration des carnets de commandes dans le matériel de transport, redressement des permis de construire et des mises en chantier dans le non résidentiel (à partir d’un niveau très bas).

* L’indice de commandes en valeur reçues dans l’industrie manufacturière (hors matériel de transport autres qu’automobiles) marque le pas depuis le début de l’année (-1,1% en avril 2011 après -1,7% en mars). Ce tassement tient plus aux commandes internes qu’aux commandes étrangères, même si ces dernières, en hausse jusqu’en février, sont en baisse pour le deuxième mois consécutif.
* En moyenne, sur les trois derniers mois connus (février-mars-avril), les commandes totales ont baissé de -0,6% par rapport aux trois mois précédents (+1,2% pour les commandes étrangères). Sur un an, elles ont néanmoins progressé de 15,2%.
* L’indicateur des tensions sur le marché du travail, qui marque l’inadéquation entre offre et demande, continue de croître (+6,1% au 1er trimestre 2011 par rapport au 4ème trimestre 2010, +7,9% par rapport au 1er trimestre 2010), signe d’une réactivation de l’offre d’emploi. Il reste néanmoins inférieur de 10,5% à sa moyenne de longue période (1998-2008).
* Dans l’industrie, la poursuite du redressement de l’indicateur, entamé à l’été 2009, est en ligne avec le redémarrage de la production industrielle. Il dépasse de 13,8% sa moyenne de longue période et a retrouvé son niveau du début des années 2000. De son côté, la production industrielle est encore inférieure à sa moyenne de longue période et à son niveau du début des années 2000. Ceci traduit des difficultés croissantes dans certains secteurs industriels pour trouver la main d’œuvre correspondant aux besoins.
* Dans le BTP et le tertiaire, l’indicateur de tensions se redresse, mais de façon plus modérée que dans l’industrie. Dans les deux cas, il reste inférieur à sa moyenne de longue période (respectivement -33% et -8,6%).
(1) L’indicateur de tensions sur le marché du travail est défini par la Dares comme le ratio du flux d’offres d’emploi collectées durant les trois derniers mois sur les demandes d’emploi enregistrées à Pôle emploi durant la même période.
L’indicateur de climat des affaires en France (tous secteurs confondus) a cessé de se redresser. Sa stabilité entre mai et juin 2011 recouvre:
- une amélioration dans l’industrie manufacturière : les carnets de commandes s’étoffent et sont considérés comme bien garnis ;
- une stabilisation dans les services : l’activité et l’emploi devraient continuer de croître mais à un rythme moins soutenu ;
- un coup d’arrêt dans le redressement depuis trois mois dans le bâtiment, (hausse de l’activité prévue, mais carnets de commandes toujours jugés inférieurs à la normale) ;
- un léger repli dans le commerce de détail (baisse des ventes prévues et des intentions de commandes, ralentissement de l’emploi futur).
Eurostat vient de publier ses projections de population à l’horizon 2060 pour l’UE à 27.
* Selon le scénario de convergence1 , la population de l’Union européenne à 27 devrait croître de 15,9 millions de personnes entre 2010 et 2060 (+3,2%), passant de 501 millions d’habitants à 516,9 millions d’habitants. Cette hausse recouvrirait trois phases distinctes :
- +23,5 millions d’habitants entre 2010 et 2035 ;
- quasi-stabilité entre 2035 et 2045 ; - -8,7 millions d’habitants entre 2045 et 2060.
1Le « scénario de convergence » EUROPOP2010 est basé sur la population au 1er janvier 2010 et repose sur l’hypothèse que fertilité, mortalité et solde migratoire convergeront progressivement à long terme entre les Etats membres.
De grandes différences apparaissent entre les Etats membres sur la période, notamment entre les grands pays de taille comparable.

Cette projection jusqu’à 2060 fait ainsi apparaître :
- une dynamique démographique soutenue au Royaume-Uni, et en France, à un moindre degré. Dans ces deux pays, la population va augmenter tout au long de la période.
- à l’opposé, une baisse de la population allemande de 15,4 millions d’habitants sur la période. La population française, aujourd’hui inférieure de 17 millions à celle de l’Allemagne (64,7 millions contre 81,7 millions), dépasserait cette dernière de 7,3 millions d’habitants en 2060 (73,7 millions d’habitants contre 66,4 millions).
* Par ailleurs, le vieillissement de la population de l’Union européenne à 27 devrait s’accélérer : en 2060, 1 habitant sur 8 aura 80 ans ou plus (12%) contre 1 sur 22 en 2010 (4,6%). Des écarts importants peuvent encore être observés entre pays membres : ainsi, le nombre d’habitants de 80 ans et plus passerait de 1 sur 19 en 2010 à 1sur 9 en 2060 en France, et de 1 sur 20 à 1 sur 7 en Allemagne.
Ces évolutions démographiques vont conduire à une forte hausse du taux de dépendance des personnes âgées au sein de l’Union européenne à 27 au cours des 50 prochaines années : en moyenne, il devrait plus que doubler, passant de 25,9% en 2010 à 52,6% en 2060.

* Ces évolutions démographiques vont conduire à une forte hausse du taux de dépendance des personnes âgées au sein de l’Union européenne à 27 au cours des 50 prochaines années : en moyenne, il devrait plus que doubler, passant de 25,9% en 2010 à 52,6% en 2060.
Consulter l’Actu-Eco au format PDF
MEDEF Actu-Eco de la semaine du 20 juin 2011
Au sommaire de l’actualité économique de cette semaine,
• en France :
1. Investissement productif au 1er trimestre 2011 : poursuite du redressement pour l’équipement et du recul pour la construction
2. Commandes à l’industrie en avril 2011 : repli depuis le début de l’année, principalement imputable au marché intérieur
3. Tensions sur le marché du travail : hausse de l’indicateur dans tous les grands secteurs au 1er trimestre 2011
4. Climat des affaires en juin 2011 : amélioration dans l’industrie, stabilité dans les services et le bâtiment, repli dans le commerce de détail
• à l’étranger :
5. Démographie européenne en 2060 : 7 millions d’habitants de plus en France qu’en Allemagne
* L’investissement des entreprises non financières a poursuivi son redressement au 1er trimestre 2011 : il s’est accru de 1,9% par rapport au trimestre précédent (+7% sur un an) et de +7,4% par rapport à son point bas du 3ème trimestre 2009. Il reste inférieur de 9% à son point haut du 1er trimestre 2008.
* Ce redressement global de l’investissement productif recouvre deux évolutions contrastées :
- poursuite de la baisse de l’investissement en biens de construction (bâtiments industriels et commerciaux notamment), entamée depuis début 2008 (-0,6% par rapport au trimestre précédent, -5,3% sur un an) ;
- poursuite du redressement des investissements dans les biens d’équipement (+6,2% au 1er trimestre 2011) et les matériels de transport (+2,9%). Dans les deux cas, ils sont loin d’avoir retrouvé leur point haut du 1er trimestre 2008 (respectivement -12,9% et -10,7%).
* Ce redressement global devrait se poursuivre dans les prochains mois au vu des enquêtes de conjoncture : bonne orientation des intentions de commandes chez les grossistes de biens d’équipement, poursuite du redressement des immatriculations de poids lourds, amélioration des carnets de commandes dans le matériel de transport, redressement des permis de construire et des mises en chantier dans le non résidentiel (à partir d’un niveau très bas).
* L’indice de commandes en valeur reçues dans l’industrie manufacturière (hors matériel de transport autres qu’automobiles) marque le pas depuis le début de l’année (-1,1% en avril 2011 après -1,7% en mars). Ce tassement tient plus aux commandes internes qu’aux commandes étrangères, même si ces dernières, en hausse jusqu’en février, sont en baisse pour le deuxième mois consécutif.
* En moyenne, sur les trois derniers mois connus (février-mars-avril), les commandes totales ont baissé de -0,6% par rapport aux trois mois précédents (+1,2% pour les commandes étrangères). Sur un an, elles ont néanmoins progressé de 15,2%.
* L’indicateur des tensions sur le marché du travail, qui marque l’inadéquation entre offre et demande, continue de croître (+6,1% au 1er trimestre 2011 par rapport au 4ème trimestre 2010, +7,9% par rapport au 1er trimestre 2010), signe d’une réactivation de l’offre d’emploi. Il reste néanmoins inférieur de 10,5% à sa moyenne de longue période (1998-2008).
* Dans l’industrie, la poursuite du redressement de l’indicateur, entamé à l’été 2009, est en ligne avec le redémarrage de la production industrielle. Il dépasse de 13,8% sa moyenne de longue période et a retrouvé son niveau du début des années 2000. De son côté, la production industrielle est encore inférieure à sa moyenne de longue période et à son niveau du début des années 2000. Ceci traduit des difficultés croissantes dans certains secteurs industriels pour trouver la main d’œuvre correspondant aux besoins.
* Dans le BTP et le tertiaire, l’indicateur de tensions se redresse, mais de façon plus modérée que dans l’industrie. Dans les deux cas, il reste inférieur à sa moyenne de longue période (respectivement -33% et -8,6%).
(1) L’indicateur de tensions sur le marché du travail est défini par la Dares comme le ratio du flux d’offres d’emploi collectées durant les trois derniers mois sur les demandes d’emploi enregistrées à Pôle emploi durant la même période.
L’indicateur de climat des affaires en France (tous secteurs confondus) a cessé de se redresser. Sa stabilité entre mai et juin 2011 recouvre:
- une amélioration dans l’industrie manufacturière : les carnets de commandes s’étoffent et sont considérés comme bien garnis ;
- une stabilisation dans les services : l’activité et l’emploi devraient continuer de croître mais à un rythme moins soutenu ;
- un coup d’arrêt dans le redressement depuis trois mois dans le bâtiment, (hausse de l’activité prévue, mais carnets de commandes toujours jugés inférieurs à la normale) ;
- un léger repli dans le commerce de détail (baisse des ventes prévues et des intentions de commandes, ralentissement de l’emploi futur).
Eurostat vient de publier ses projections de population à l’horizon 2060 pour l’UE à 27.
* Selon le scénario de convergence1 , la population de l’Union européenne à 27 devrait croître de 15,9 millions de personnes entre 2010 et 2060 (+3,2%), passant de 501 millions d’habitants à 516,9 millions d’habitants. Cette hausse recouvrirait trois phases distinctes :
- +23,5 millions d’habitants entre 2010 et 2035 ;
- quasi-stabilité entre 2035 et 2045 ; - -8,7 millions d’habitants entre 2045 et 2060.
1Le « scénario de convergence » EUROPOP2010 est basé sur la population au 1er janvier 2010 et repose sur l’hypothèse que fertilité, mortalité et solde migratoire convergeront progressivement à long terme entre les Etats membres.
De grandes différences apparaissent entre les Etats membres sur la période, notamment entre les grands pays de taille comparable.
Cette projection jusqu’à 2060 fait ainsi apparaître :
- une dynamique démographique soutenue au Royaume-Uni, et en France, à un moindre degré. Dans ces deux pays, la population va augmenter tout au long de la période.
- à l’opposé, une baisse de la population allemande de 15,4 millions d’habitants sur la période. La population française, aujourd’hui inférieure de 17 millions à celle de l’Allemagne (64,7 millions contre 81,7 millions), dépasserait cette dernière de 7,3 millions d’habitants en 2060 (73,7 millions d’habitants contre 66,4 millions).
* Par ailleurs, le vieillissement de la population de l’Union européenne à 27 devrait s’accélérer : en 2060, 1 habitant sur 8 aura 80 ans ou plus (12%) contre 1 sur 22 en 2010 (4,6%). Des écarts importants peuvent encore être observés entre pays membres : ainsi, le nombre d’habitants de 80 ans et plus passerait de 1 sur 19 en 2010 à 1sur 9 en 2060 en France, et de 1 sur 20 à 1 sur 7 en Allemagne.
Ces évolutions démographiques vont conduire à une forte hausse du taux de dépendance des personnes âgées au sein de l’Union européenne à 27 au cours des 50 prochaines années : en moyenne, il devrait plus que doubler, passant de 25,9% en 2010 à 52,6% en 2060.
* Ces évolutions démographiques vont conduire à une forte hausse du taux de dépendance des personnes âgées au sein de l’Union européenne à 27 au cours des 50 prochaines années : en moyenne, il devrait plus que doubler, passant de 25,9% en 2010 à 52,6% en 2060.
Consulter l’Actu-Eco au format PDF