Au sommaire de l’actualité économique de cette semaine,
1.Nouvelles prévisions du FMI pour 2011 et 2012 : forte révision à la baisse par rapport à celles d’avril
2.Créations d’entreprise en août 2011 : -7,6% sur les trois derniers mois (-5% hors auto-entrepreneurs)
3. Climat des affaires en septembre 2011 : nouvelle détérioration de l’indice
4.Moral des ménages en septembre 2011: fortes inquiétudes sur l’emploi et la situation financière à venir
5. Salaires en Allemagne au 2ème trimestre 2011: ralentissement
* Le FMI vient de publier ses prévisions d’automne de la croissance mondiale, qui révisent à la baisse celles d’avril dernier :
Trois remarques sur les prévisions 2011 et 2012 :
. - révision à la baisse de la croissance du PIB mondial (+4% en 2011 et 2012), qui confirme que « la reprise économique est devenue beaucoup plus incertaine » ;
- accentuation du régime à deux vitesses de la croissance mondiale entre les économies émergentes (+6,1% en 2012) et les économies avancées (+1,9%) ;
- nouvel écart en 2012 entre la croissance de la zone euro, qui dépasserait à peine 1% (+1,3% en Allemagne, +1,4% en France) et la croissance aux Etats-Unis (+1,8%).
* Ces prévisions paraissent un peu optimistes. En effet, selon le FMI, elles supposent de réaliser simultanément un certain nombre de conditions économiques et politiques, à savoir « que les dirigeants européens endiguent la crise qui sévit à la périphérie de la zone euro, que les décideurs américains trouvent un bon équilibre entre soutien de l’économie et rééquilibrage des finances publiques à moyen terme, et que la volatilité des marchés financiers mondiaux ne s’empire pas».
Et d’ailleurs, le FMI lui-même souligne qu’« à moins de politiques plus énergiques dans les pays avancés » et du « vigoureux esprit de collaboration qui a prévalu au plus fort de la crise », « il ne faut rien attendre de plus qu’une reprise molle et cahotante ».

* Le nombre de créations d’entreprise hors auto-entrepreneurs s’est accru de 27,8% entre juillet et août 2011. Avec auto-entrepreneurs, la hausse a été de 7,5% (données brutes).
* En moyenne mobile sur trois mois, les créations d’entreprise totales se sont inscrites en baisse de 7,6% par rapport aux trois mois précédents (-5% hors auto-entrepreneurs).
* Sur les douze derniers mois connus, avec 265 600 unités, le nombre de créations hors auto-entrepreneurs est resté quasiment stable par rapport aux douze mois précédents (+0,4%), mais dépasse de 50 000 le nombre moyen des années 2000-2002.

L’indicateur de climat des affaires en France (tous secteurs confondus) s’est fortement dégradé au cours de l’été, passant de 105 en juillet à 101 en août puis à 97 en septembre ; il se trouve désormais en dessous de sa moyenne 1980-2011. Cette forte baisse concerne tous les secteurs, à l’exception du bâtiment :
– industrie manufacturière : effritement des carnets de commandes, perspectives proches de leur niveau de longue période ;
– services : poursuite du ralentissement de l’activité et des créations d’emploi hors intérim dans les prochains mois ;
– commerce : poursuite du repli des intentions de commandes, ralentissement prévu des créations d’emploi, tant chez les détaillants que chez les grossistes ;
– bâtiment : ralentissement attendu de l’activité et de l’emploi dans les mois à venir, carnets de commandes toujours jugés inférieurs à la normale.

* L’indicateur synthétique d’opinion des ménages sur la situation économique s’est de nouveau détérioré en septembre, et est largement inférieur à sa moyenne de longue période.
Face aux incertitudes liées à l’issue de la crise des dettes souveraines et donc à la conjoncture à venir, les ménages sont :
- de plus en plus nombreux à anticiper une hausse du chômage : après avoir retrouvé sa moyenne de longue période en mai, l’indicateur s’est accru de 35 points entre juin et septembre ;
- un peu plus pessimistes sur leur situation personnelle future : l’indicateur est au plus bas depuis 1972 (début de la série) ;
- moins enclins à épargner et à faire des achats importants.
* Avec l’emploi qui continue d’augmenter (taux d’emploi proche de 75%) et le taux de chômage de baisser (7% depuis juin), des tensions sont apparues sur le marché du travail allemand (nombre d’emplois non pourvus proche des 500 000 en août). Mais celles-ci n’ont pas engendré une accélération des salaires. En effet, la hausse du taux de salaire horaire pour l’ensemble de l’économiepoursuit son ralentissement en moyenne mobile sur trois mois : +0,4% l’an en juillet après +1,1% l’an au 2ème trimestre 2011 et +2,4% l’an au premier. Sur un an, la hausse a été de +1,3% en juillet après +1,7% au premier trimestre. Compte tenu de la hausse des prix à la consommation, le pouvoir d’achat salarial s’est réduit de 1,1% sur un an sur les trois derniers mois connus.
* Dans l’industrie manufacturière, la masse salariale rapportée au chiffre d’affaires s’est fortement réduite en juillet 2011 (-5,2% sur un an). Ce ratio est retombé à son niveau de fin 2008.
* Ce ralentissement salarial ne sera pas un soutien à la consommation pour les prochains mois et laisse craindre un ralentissement de la croissance allemande au second semestre 2011. Aspect plus positif, ce mouvement a dû favoriser un renforcement des marges des entreprises allemandes, signe encourageant pour les investissements.
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MEDEF Actu-Eco de la semaine du 19 septembre 2011
Au sommaire de l’actualité économique de cette semaine,
1.Nouvelles prévisions du FMI pour 2011 et 2012 : forte révision à la baisse par rapport à celles d’avril
2.Créations d’entreprise en août 2011 : -7,6% sur les trois derniers mois (-5% hors auto-entrepreneurs)
3. Climat des affaires en septembre 2011 : nouvelle détérioration de l’indice
4.Moral des ménages en septembre 2011: fortes inquiétudes sur l’emploi et la situation financière à venir
5. Salaires en Allemagne au 2ème trimestre 2011: ralentissement
* Le FMI vient de publier ses prévisions d’automne de la croissance mondiale, qui révisent à la baisse celles d’avril dernier :
Trois remarques sur les prévisions 2011 et 2012 :
. - révision à la baisse de la croissance du PIB mondial (+4% en 2011 et 2012), qui confirme que « la reprise économique est devenue beaucoup plus incertaine » ;
- accentuation du régime à deux vitesses de la croissance mondiale entre les économies émergentes (+6,1% en 2012) et les économies avancées (+1,9%) ;
- nouvel écart en 2012 entre la croissance de la zone euro, qui dépasserait à peine 1% (+1,3% en Allemagne, +1,4% en France) et la croissance aux Etats-Unis (+1,8%).
* Ces prévisions paraissent un peu optimistes. En effet, selon le FMI, elles supposent de réaliser simultanément un certain nombre de conditions économiques et politiques, à savoir « que les dirigeants européens endiguent la crise qui sévit à la périphérie de la zone euro, que les décideurs américains trouvent un bon équilibre entre soutien de l’économie et rééquilibrage des finances publiques à moyen terme, et que la volatilité des marchés financiers mondiaux ne s’empire pas».
Et d’ailleurs, le FMI lui-même souligne qu’« à moins de politiques plus énergiques dans les pays avancés » et du « vigoureux esprit de collaboration qui a prévalu au plus fort de la crise », « il ne faut rien attendre de plus qu’une reprise molle et cahotante ».
* Le nombre de créations d’entreprise hors auto-entrepreneurs s’est accru de 27,8% entre juillet et août 2011. Avec auto-entrepreneurs, la hausse a été de 7,5% (données brutes).
* En moyenne mobile sur trois mois, les créations d’entreprise totales se sont inscrites en baisse de 7,6% par rapport aux trois mois précédents (-5% hors auto-entrepreneurs).
* Sur les douze derniers mois connus, avec 265 600 unités, le nombre de créations hors auto-entrepreneurs est resté quasiment stable par rapport aux douze mois précédents (+0,4%), mais dépasse de 50 000 le nombre moyen des années 2000-2002.
L’indicateur de climat des affaires en France (tous secteurs confondus) s’est fortement dégradé au cours de l’été, passant de 105 en juillet à 101 en août puis à 97 en septembre ; il se trouve désormais en dessous de sa moyenne 1980-2011. Cette forte baisse concerne tous les secteurs, à l’exception du bâtiment :
– industrie manufacturière : effritement des carnets de commandes, perspectives proches de leur niveau de longue période ;
– services : poursuite du ralentissement de l’activité et des créations d’emploi hors intérim dans les prochains mois ;
– commerce : poursuite du repli des intentions de commandes, ralentissement prévu des créations d’emploi, tant chez les détaillants que chez les grossistes ;
– bâtiment : ralentissement attendu de l’activité et de l’emploi dans les mois à venir, carnets de commandes toujours jugés inférieurs à la normale.
* L’indicateur synthétique d’opinion des ménages sur la situation économique s’est de nouveau détérioré en septembre, et est largement inférieur à sa moyenne de longue période.
Face aux incertitudes liées à l’issue de la crise des dettes souveraines et donc à la conjoncture à venir, les ménages sont :
- de plus en plus nombreux à anticiper une hausse du chômage : après avoir retrouvé sa moyenne de longue période en mai, l’indicateur s’est accru de 35 points entre juin et septembre ;
- un peu plus pessimistes sur leur situation personnelle future : l’indicateur est au plus bas depuis 1972 (début de la série) ;
- moins enclins à épargner et à faire des achats importants.
* Avec l’emploi qui continue d’augmenter (taux d’emploi proche de 75%) et le taux de chômage de baisser (7% depuis juin), des tensions sont apparues sur le marché du travail allemand (nombre d’emplois non pourvus proche des 500 000 en août). Mais celles-ci n’ont pas engendré une accélération des salaires. En effet, la hausse du taux de salaire horaire pour l’ensemble de l’économiepoursuit son ralentissement en moyenne mobile sur trois mois : +0,4% l’an en juillet après +1,1% l’an au 2ème trimestre 2011 et +2,4% l’an au premier. Sur un an, la hausse a été de +1,3% en juillet après +1,7% au premier trimestre. Compte tenu de la hausse des prix à la consommation, le pouvoir d’achat salarial s’est réduit de 1,1% sur un an sur les trois derniers mois connus.
* Dans l’industrie manufacturière, la masse salariale rapportée au chiffre d’affaires s’est fortement réduite en juillet 2011 (-5,2% sur un an). Ce ratio est retombé à son niveau de fin 2008.
* Ce ralentissement salarial ne sera pas un soutien à la consommation pour les prochains mois et laisse craindre un ralentissement de la croissance allemande au second semestre 2011. Aspect plus positif, ce mouvement a dû favoriser un renforcement des marges des entreprises allemandes, signe encourageant pour les investissements.
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