Au sommaire de l’actualité économique de cette semaine,
• en France :
1. Créations d’entreprise au 2ème trimestre 2011 : -10,4% sur un an et -2,3% hors auto-entrepreneurs
2. Climat des affaires en France en juillet 2011 : repli quasi-général de l’indice qui reste au-dessus de sa moyenne de longue période
• à l’étranger :
3. Climat des affaires en Allemagne en juillet 2011 : nouvel effritement des perspectives
4. Marchés financiers en juillet 2011 : recherche accentuée de sécurité
5. Population en âge de travailler d’ici 2050 : augmentation en Inde et aux Etats-Unis, réduction en Chine et en Europe

Au-delà des variations d’un mois sur l’autre, les créations d’entreprise au 2ème trimestre 2011 (45 986 créations par mois en moyenne) ont baissé de 10,4% sur un an. Cette baisse recouvre deux évolutions distinctes :
- Aune forte baisse des créations d’auto-entreprise (-16,3%) ;
- Aune réduction plus limitée des créations hors auto-entrepreneurs (-2,3%). Ce chiffre confirme la quasi-stabilité des créations d’entreprise hors auto-entrepreneurs depuis un an. Leur nombre au 2ème trimestre (21 074 par mois) reste supérieur de 16% à ce qu’il était en 2000.
L’indicateur de climat des affaires en France s’est dégradé en juillet 2011 dans presque tous les secteurs :
- industrie manufacturière : baisse des perspectives personnelles qui restent supérieures à leur moyenne de longue période, effritement des carnets de commandes toujours considérés comme bien garnis ;
- services : révision à la baisse des anticipations d’activité qui n’empêcherait pas une progression prévue de l’emploi hors intérim au même rythme que les mois précédents ;
- commerce : poursuite du repli des intentions de commandes amorcé à la fin de l’hiver et au début du printemps chez les détaillants comme chez les grossistes, leur niveau restant inférieur à leur moyenne de longue période chez les premiers mais supérieur pour les seconds ;
- en revanche, le climat des affaires est resté stable dans le bâtiment (hausse de l’activité comme de l’emploi dans les mois à venir mais carnets de commandes toujours jugés inférieurs à la normale).
L’indice synthétique IFO du climat des affaires en Allemagne s’est replié en juillet 2011, après deux mois consécutifs de hausse, tout en restant proche de ses points hauts historiques. Cette évolution globale recouvre :
- un repli de l’indice concernant la situation instantanée, qui reste au-dessus de son point le plus haut de décembre 2006 ;
- un nouvel effritement de l’indice concernant la situation future, pour le 5ème mois consécutif, ce qui laisse présager un ralentissement de la croissance allemande.
Signe que l’économie mondiale n’est pas encore sortie de la crise, les investisseurs sont à la recherche de toujours plus de sécurité.
* L’or continue de jouer son rôle de valeur refuge, avec un niveau historique de 1600 dollars l’once dépassé le 19 juillet 2011 (+8% entre le 1er juillet et le 21 juillet 2011, +34% sur un an).
* Par ailleurs, la dette de certains Etats sert également de valeur refuge. C’est le cas de l’Allemagne mais aussi, paradoxalement, des Etats-Unis, signe que la crise de la dette aux Etats-Unis est au moins autant politique qu’économique. Dans ces deux pays, le taux de rendement des obligations d’Etat à 10 ans est en baisse depuis début avril, pour être sous la barre des 3% depuis début juillet. Les investisseurs ont toujours confiance dans les fondamentaux de l’économie américaine comme de l’économie allemande. Le léger redressement enregistré ces tous derniers jours peut refléter une certaine détente sur les marchés, anticipant une issue favorable au dernier Sommet de Bruxelles.

* Autre valeur refuge, le franc suisse s’est fortement apprécié que ce soit par rapport à l’euro (+5% entre le 1er juillet et le 21 juillet 2011, +15% sur un an) ou par rapport au dollar (+3% entre le 1er juillet et le 21 juillet 2011, +28% sur un an).
Les Nations Unies ont récemment publié leurs dernières projections de la population mondiale jusqu’à 2100. Nous ne regarderons ici que les perspectives jusqu’à 2050.
* Selon le scénario central, la population mondiale totale devrait croître de 2,4 milliards de personnes entre 2010 et 2050 (+35%), passant de 6,9 milliards d’habitants à 9,3 milliards d’habitants.
* S’agissant de la seule population en âge de travailler, l’augmentation serait légèrement moins forte : elle devrait croître de 1,4 milliard de personnes entre 2010 et 2050 (+30%), passant de 4,5 milliards d’habitants à 5,9 milliards d’habitants. Cette hausse d’ensemble ne doit pas masquer des évolutions hétérogènes, non seulement entre les grandes zones (pays émergents/pays développés) mais aussi à l’intérieur de chacune d’elles.
Cette projection de la population en âge de travailler fait, en effet, apparaître :
• au sein des pays émergents :
- une hausse de +353 millions de personnes en Inde au cours des quarante prochaines années (+45%), et de +8 millions au Brésil (+6%) ;
- a contrario, une réduction de -181 millions en Chine (dont -170 millions sur la seule période de 2030-2050) (-19%) et, dans une moindre mesure, de -27 millions en Russie (-27%) ;
• au sein des pays développés :
- une augmentation de +34 millions aux Etats-Unis (+16%) ;
- à l’opposé, une baisse de -25 millions au Japon (soit -31%) ;
- et une réduction plus importante dans l’Union européenne à 27 (-48 millions, soit -14%), dont deux tiers dans les seuls pays membres de l’Union à 15.
* Deux enjeux économiques de ces évolutions de la population en âge de travailler :
- l’équilibre des finances collectives, dont notamment le financement de la protection sociale et des retraites ;
- la croissance potentielle, c’est-à-dire les perspectives d’investissement et le développement d’activités productives sur ces territoires, qui dépendent évidemment de l’évolution de la main d’œuvre disponible.
Ratio de dépendance
nombre de personnes jeunes (<15 ans) et âgées (>64 ans)
pour 100 personnes en âge de travailler (15-64 ans)

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MEDEF Actu-Eco de la semaine du 18 juillet 2011
Au sommaire de l’actualité économique de cette semaine,
• en France :
1. Créations d’entreprise au 2ème trimestre 2011 : -10,4% sur un an et -2,3% hors auto-entrepreneurs
2. Climat des affaires en France en juillet 2011 : repli quasi-général de l’indice qui reste au-dessus de sa moyenne de longue période
• à l’étranger :
3. Climat des affaires en Allemagne en juillet 2011 : nouvel effritement des perspectives
4. Marchés financiers en juillet 2011 : recherche accentuée de sécurité
5. Population en âge de travailler d’ici 2050 : augmentation en Inde et aux Etats-Unis, réduction en Chine et en Europe
Au-delà des variations d’un mois sur l’autre, les créations d’entreprise au 2ème trimestre 2011 (45 986 créations par mois en moyenne) ont baissé de 10,4% sur un an. Cette baisse recouvre deux évolutions distinctes :
- Aune forte baisse des créations d’auto-entreprise (-16,3%) ;
- Aune réduction plus limitée des créations hors auto-entrepreneurs (-2,3%). Ce chiffre confirme la quasi-stabilité des créations d’entreprise hors auto-entrepreneurs depuis un an. Leur nombre au 2ème trimestre (21 074 par mois) reste supérieur de 16% à ce qu’il était en 2000.
L’indicateur de climat des affaires en France s’est dégradé en juillet 2011 dans presque tous les secteurs :
- industrie manufacturière : baisse des perspectives personnelles qui restent supérieures à leur moyenne de longue période, effritement des carnets de commandes toujours considérés comme bien garnis ;
- services : révision à la baisse des anticipations d’activité qui n’empêcherait pas une progression prévue de l’emploi hors intérim au même rythme que les mois précédents ;
- commerce : poursuite du repli des intentions de commandes amorcé à la fin de l’hiver et au début du printemps chez les détaillants comme chez les grossistes, leur niveau restant inférieur à leur moyenne de longue période chez les premiers mais supérieur pour les seconds ;
- en revanche, le climat des affaires est resté stable dans le bâtiment (hausse de l’activité comme de l’emploi dans les mois à venir mais carnets de commandes toujours jugés inférieurs à la normale).
L’indice synthétique IFO du climat des affaires en Allemagne s’est replié en juillet 2011, après deux mois consécutifs de hausse, tout en restant proche de ses points hauts historiques. Cette évolution globale recouvre :
- un repli de l’indice concernant la situation instantanée, qui reste au-dessus de son point le plus haut de décembre 2006 ;
- un nouvel effritement de l’indice concernant la situation future, pour le 5ème mois consécutif, ce qui laisse présager un ralentissement de la croissance allemande.
Signe que l’économie mondiale n’est pas encore sortie de la crise, les investisseurs sont à la recherche de toujours plus de sécurité.
* L’or continue de jouer son rôle de valeur refuge, avec un niveau historique de 1600 dollars l’once dépassé le 19 juillet 2011 (+8% entre le 1er juillet et le 21 juillet 2011, +34% sur un an).
* Par ailleurs, la dette de certains Etats sert également de valeur refuge. C’est le cas de l’Allemagne mais aussi, paradoxalement, des Etats-Unis, signe que la crise de la dette aux Etats-Unis est au moins autant politique qu’économique. Dans ces deux pays, le taux de rendement des obligations d’Etat à 10 ans est en baisse depuis début avril, pour être sous la barre des 3% depuis début juillet. Les investisseurs ont toujours confiance dans les fondamentaux de l’économie américaine comme de l’économie allemande. Le léger redressement enregistré ces tous derniers jours peut refléter une certaine détente sur les marchés, anticipant une issue favorable au dernier Sommet de Bruxelles.
* Autre valeur refuge, le franc suisse s’est fortement apprécié que ce soit par rapport à l’euro (+5% entre le 1er juillet et le 21 juillet 2011, +15% sur un an) ou par rapport au dollar (+3% entre le 1er juillet et le 21 juillet 2011, +28% sur un an).
Les Nations Unies ont récemment publié leurs dernières projections de la population mondiale jusqu’à 2100. Nous ne regarderons ici que les perspectives jusqu’à 2050.
* Selon le scénario central, la population mondiale totale devrait croître de 2,4 milliards de personnes entre 2010 et 2050 (+35%), passant de 6,9 milliards d’habitants à 9,3 milliards d’habitants.
* S’agissant de la seule population en âge de travailler, l’augmentation serait légèrement moins forte : elle devrait croître de 1,4 milliard de personnes entre 2010 et 2050 (+30%), passant de 4,5 milliards d’habitants à 5,9 milliards d’habitants. Cette hausse d’ensemble ne doit pas masquer des évolutions hétérogènes, non seulement entre les grandes zones (pays émergents/pays développés) mais aussi à l’intérieur de chacune d’elles.
Cette projection de la population en âge de travailler fait, en effet, apparaître :
• au sein des pays émergents :
- une hausse de +353 millions de personnes en Inde au cours des quarante prochaines années (+45%), et de +8 millions au Brésil (+6%) ;
- a contrario, une réduction de -181 millions en Chine (dont -170 millions sur la seule période de 2030-2050) (-19%) et, dans une moindre mesure, de -27 millions en Russie (-27%) ;
• au sein des pays développés :
- une augmentation de +34 millions aux Etats-Unis (+16%) ;
- à l’opposé, une baisse de -25 millions au Japon (soit -31%) ;
- et une réduction plus importante dans l’Union européenne à 27 (-48 millions, soit -14%), dont deux tiers dans les seuls pays membres de l’Union à 15.
* Deux enjeux économiques de ces évolutions de la population en âge de travailler :
- l’équilibre des finances collectives, dont notamment le financement de la protection sociale et des retraites ;
- la croissance potentielle, c’est-à-dire les perspectives d’investissement et le développement d’activités productives sur ces territoires, qui dépendent évidemment de l’évolution de la main d’œuvre disponible.
Ratio de dépendance
nombre de personnes jeunes (<15 ans) et âgées (>64 ans)
pour 100 personnes en âge de travailler (15-64 ans)
Consulter l’Actu-Eco au format PDF