Sept points :
- Prix du pétrole : +16,5% entre fin janvier et début mars 2011
- Activité aux Etats-Unis en février 2011 : rythme au plus haut depuis 2005
- Taux de rendement des obligations d’Etat à 10 ans : nouvelles tensions sur les dettes dans la zone euro
- Conjoncture française : confirmation de la prévision par la Banque de France d’une croissance de +0,8% au 1er trimestre 2011
- Commerce extérieur : nouvelle dégradation de la balance commerciale en janvier 2011
- Production industrielle : augmentation deux fois moins rapide en France qu’en Allemagne sur un an
- Coût horaire de la main d’œuvre entre 2000 et 2008 : hausse imputable pour l’essentiel aux salaires en Allemagne, pour seulement deux tiers en France

Le prix du pétrole (Brent de la mer du Nord) s’est accru de 16,5% entre fin janvier et début mars 2011, pour atteindre 115 dollars le baril (82 euros). Cette forte hausse est évidemment liée aux tensions actuelles en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, alors que la demande chinoise continue d’exercer une pression sur les cours.
Le prix du pétrole reste encore inférieur de 21% à son point haut de 2008.

L’indice ISM synthétique, reflétant le rythme de l’activité aux Etats-Unis, est, en février 2011, à son plus haut niveau depuis 2005, confirmant ainsi la reprise économique. Ceci est vrai dans l’ensemble des secteurs.

Le taux de rendement moyen des obligations d’Etat de la zone euro est au plus haut depuis juin 2009 du fait de nouvelles tensions dans les pays dits « périphériques » (niveau record en Grèce, en Irlande et au Portugal). En Allemagne comme en France, les tensions sur les taux sont, en revanche, moins fortes.
Ceci explique le creusement de l’écart entre le taux moyen à dix ans de la zone euro et le taux américain à 10 ans, contribuant à maintenir la parité de l’euro autour de 1,37-1,38 dollar.

Selon la dernière enquête de conjoncture de la Banque de France, le climat des affaires est toujours bien orienté en février 2011, tant dans l’industrie manufacturière que dans les services marchands.
Ceci conforte la Banque de France dans le maintien de sa prévision d’une croissance du PIB pour le 1er trimestre 2011 de +0,8% (3,2% l’an).

Les chiffres douaniers du mois de janvier 2011 indiquent une dégradation du solde commercial FAB-FAB, passant d’un déficit de 5,1 milliards d’euros en décembre à un déficit de 5,9 milliards d’euros. Ceci est la conséquence d’un alourdissement de la facture énergétique (flambée des cours du pétrole) et de la hausse des importations de voitures, (accroissement des livraisons lié aux commandes passées fin 2010 avec la fin de la prime à la casse). Sur les trois derniers mois connus, le déficit s’est élevé à 61 milliards d’euros en rythme annualisé (+22% sur un an).
En termes de marchés, en moyenne mobile sur trois mois, le solde CAF-FAB était de -76,4 milliards d’euros, soit un accroissement du déficit de 11,8 milliards d’euros sur un an. Cette dégradation s’explique :
- sur le plan sectoriel, par un creusement de la balance énergétique (-12,6 milliards d’euros), mais aussi de la balance industrielle (-4,5 milliards d’euros) et par un accroissement de l’excédent de l’agroalimentaire (+4,4 milliards d’euros);
- sur le plan géographique, par l’accroissement du déficit des échanges avec l’Union Européenne (-3,2 milliards d’euros) mais aussi avec l’Amérique (-4,2 milliards d’euros) et par la disparition de l’excédent avec l’Afrique.

Sources : INSEE, Bundesbank
En janvier 2011, la production s’est accrue de 1,8% en France et de 0,2% en Allemagne dans l’industrie manufacturière, après respectivement -0,2% et +1,0% en décembre 2010.
La moyenne des trois derniers mois connus (novembre-décembre-janvier) s’inscrit en progression de +6,1% en France et +13,2% en Allemagne sur un an. Ce dynamisme plus fort de l’industrie allemande ne fait que compenser une chute également plus forte en 2008-2009, de sorte que la production industrielle allemande reste inférieure de 5,3% à son point haut d’août 2008. La production française lui est, quant à elle, encore inférieure de 7,4%.

Les enquêtes d’Eurostat sur le coût horaire de la main d’œuvre mettent en évidence une divergence entre la France et l’Allemagne concernant son évolution et sa structure.
Le coût horaire de la main d’œuvre dans le secteur marchand non agricole s’est accru, entre 2000 et 2008, plus de deux fois plus vite en France qu’en Allemagne (+7,8 euros contre +3,06 euros).
Les salaires, représentant 78,5% du coût horaire de la main d’œuvre en Allemagne et 67% en France, expliquent l’essentiel de cette hausse en Allemagne, contre seulement à peine deux tiers en France (un tiers imputable aux charges annexes).
Voir les précédents Actu-Eco
MEDEF Actu-Eco de la semaine du 11 mars 2011
Sept points :
- Prix du pétrole : +16,5% entre fin janvier et début mars 2011
- Activité aux Etats-Unis en février 2011 : rythme au plus haut depuis 2005
- Taux de rendement des obligations d’Etat à 10 ans : nouvelles tensions sur les dettes dans la zone euro
- Conjoncture française : confirmation de la prévision par la Banque de France d’une croissance de +0,8% au 1er trimestre 2011
- Commerce extérieur : nouvelle dégradation de la balance commerciale en janvier 2011
- Production industrielle : augmentation deux fois moins rapide en France qu’en Allemagne sur un an
- Coût horaire de la main d’œuvre entre 2000 et 2008 : hausse imputable pour l’essentiel aux salaires en Allemagne, pour seulement deux tiers en France
Le prix du pétrole (Brent de la mer du Nord) s’est accru de 16,5% entre fin janvier et début mars 2011, pour atteindre 115 dollars le baril (82 euros). Cette forte hausse est évidemment liée aux tensions actuelles en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, alors que la demande chinoise continue d’exercer une pression sur les cours.
Le prix du pétrole reste encore inférieur de 21% à son point haut de 2008.
L’indice ISM synthétique, reflétant le rythme de l’activité aux Etats-Unis, est, en février 2011, à son plus haut niveau depuis 2005, confirmant ainsi la reprise économique. Ceci est vrai dans l’ensemble des secteurs.
Le taux de rendement moyen des obligations d’Etat de la zone euro est au plus haut depuis juin 2009 du fait de nouvelles tensions dans les pays dits « périphériques » (niveau record en Grèce, en Irlande et au Portugal). En Allemagne comme en France, les tensions sur les taux sont, en revanche, moins fortes.
Ceci explique le creusement de l’écart entre le taux moyen à dix ans de la zone euro et le taux américain à 10 ans, contribuant à maintenir la parité de l’euro autour de 1,37-1,38 dollar.
Selon la dernière enquête de conjoncture de la Banque de France, le climat des affaires est toujours bien orienté en février 2011, tant dans l’industrie manufacturière que dans les services marchands.
Ceci conforte la Banque de France dans le maintien de sa prévision d’une croissance du PIB pour le 1er trimestre 2011 de +0,8% (3,2% l’an).
Les chiffres douaniers du mois de janvier 2011 indiquent une dégradation du solde commercial FAB-FAB, passant d’un déficit de 5,1 milliards d’euros en décembre à un déficit de 5,9 milliards d’euros. Ceci est la conséquence d’un alourdissement de la facture énergétique (flambée des cours du pétrole) et de la hausse des importations de voitures, (accroissement des livraisons lié aux commandes passées fin 2010 avec la fin de la prime à la casse). Sur les trois derniers mois connus, le déficit s’est élevé à 61 milliards d’euros en rythme annualisé (+22% sur un an).
En termes de marchés, en moyenne mobile sur trois mois, le solde CAF-FAB était de -76,4 milliards d’euros, soit un accroissement du déficit de 11,8 milliards d’euros sur un an. Cette dégradation s’explique :
Sources : INSEE, Bundesbank
En janvier 2011, la production s’est accrue de 1,8% en France et de 0,2% en Allemagne dans l’industrie manufacturière, après respectivement -0,2% et +1,0% en décembre 2010.
La moyenne des trois derniers mois connus (novembre-décembre-janvier) s’inscrit en progression de +6,1% en France et +13,2% en Allemagne sur un an. Ce dynamisme plus fort de l’industrie allemande ne fait que compenser une chute également plus forte en 2008-2009, de sorte que la production industrielle allemande reste inférieure de 5,3% à son point haut d’août 2008. La production française lui est, quant à elle, encore inférieure de 7,4%.
Les enquêtes d’Eurostat sur le coût horaire de la main d’œuvre mettent en évidence une divergence entre la France et l’Allemagne concernant son évolution et sa structure.
Le coût horaire de la main d’œuvre dans le secteur marchand non agricole s’est accru, entre 2000 et 2008, plus de deux fois plus vite en France qu’en Allemagne (+7,8 euros contre +3,06 euros).
Les salaires, représentant 78,5% du coût horaire de la main d’œuvre en Allemagne et 67% en France, expliquent l’essentiel de cette hausse en Allemagne, contre seulement à peine deux tiers en France (un tiers imputable aux charges annexes).
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