La question du congé paternité est essentielle !

« Nous restons persuadés que la question de l’égalité hommes-femmes dans la vie professionnelle est liée à la question de l’égalité hommes-femmes dans la vie familiale et notamment dans le partage des tâches ménagères. C’est un lien de réciprocité : l’un ne va pas sans l’autre et l’autre ne va pas sans l’un… J’espère que cela fera partie des grands enjeux de négociation du deuxième semestre de cette année. »

C’est pourquoi nous considérons toujours que la question du congé paternité et du congé paternité obligatoire, c’est-à-dire ayant une modalité d’incitation suffisamment forte pour que chaque jeune papa ait vraiment envie de le prendre, c’est une question essentielle et que nous allons défendre et promouvoir. J’ai engagé un certain nombre de réflexions ici au Medef et organisé un certain nombre de déplacements dans les territoires pour expliquer l’intérêt d’un tel projet pour notre société en général et pour nos entreprises aussi. Le rapport Grésy apporte une réponse très intéressante à notre idée. Il y a, dans le rapport Grésy, une proposition de mise en œuvre de l’idée que j’ai formulée, de l’idée du Medef, qui est pour nous tout à fait intéressante et qui pourrait peut-être reprise dans les délibérations que nous souhaitons mener avec les organisations syndicales sur le sujet. Parce qu’au fond, le rapport Grésy dit que, d’une part, il conviendrait de réduire de 2 semaines le congé maternité, ce qui permet de créer un congé d’accueil de l’enfant de 8 semaines qui serait pris, ce congé d’accueil de l’enfant à moitié par la mère et à moitié par le père. Là, je trouve qu’il y a vraiment une idée très pratique et je voulais simplement vous dire que c’était pour nous un apport, ce rapport, un apport dans la réflexion que nous avons sur le sujet. Et j’espère que cela fera partie des grands enjeux de négociation du deuxième semestre de cette année.

Cela me permet de conclure sur une remarque : le dialogue social marche très bien en ce moment. Nous avons publié un document sur la compétitivité qui a été co-signé par 3 organisations syndicales et par toutes les organisations patronales.

Nous avons avancé sur la négociation jeunes et nous continuons à avancer sur la négociation sur le partage de la valeur ajoutée. Et sur cette négociation, nous avons un objectif qui est de créer un nouvel outil : le tableau de bord de la valeur ajoutée et que cet outil soit, à terme, l’outil principal utilisé ou bien « outilisé » dans les négociations annuelles obligatoires. Et, pour revenir sur la question de la prime, je crois que si nous arrivions à un accord sur ce dossier, il conviendrait de se demander comment l’approche qui a été voulue par le gouvernement sur la prime soit limitée dans le temps et se rallie ensuite à l’accord que nous pourrions avoir les organisations syndicales. »