22 juillet 2011

 

Accord sur la Grèce : le communiqué du Medef
« Je salue le courage et le sens des responsabilités d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy qui ont su convaincre l’ensemble des dirigeants européens d’engager un plan global pour la zone Euro. Cette détermination peut et doit aujourd’hui ouvrir la voie à une forme inédite de fédéralisme économique », déclare Laurence Parisot dans un communiqué publié après l’accord intervenu sur la Grèce.
« Le plan annoncé ce soir assure le nécessaire équilibre entre une réponse financière à l’urgence et une ambition commune de croissance. Le Medef se réjouit de l’engagement clair des dirigeants européens pour une consolidation budgétaire à l’horizon 2013 et pour un renforcement de la compétitivité », souligne le communiqué du Medef. 

Accord historique à Bruxelles
Les dix-sept chefs d’Etat de la zone euro réunis hier à Bruxelles sont parvenus à un accord pour sauver la Grèce et enrayer la contagion de la crise sur les marchés.
Afin d’alléger les contraintes financières de la Grèce, un allongement de la maturité des prêts du Fonds européen de stabilité financière jusqu’à quinze ans et un abaissement des taux d’intérêt entre 3,5 % et 4 % sont prévus. L’Irlande et le Portugal bénéficieront du même régime. Par ailleurs, une « task force » serait créée pour aider la Grèce à mettre en place les réformes votées et à suivre le programme imposé par ses créanciers.
Les chefs d’Etat de zone euro se sont également entendus pour accroître les capacités d’intervention du Fonds européen de stabilité financière. Il sera autorisé à racheter de la dette publique sur le marché secondaire. Il pourra également prêter de l’argent de manière préventive à des pays traversant une crise de liquidités.
L’accord prévoit en outre un nouveau plan d’aide à la Grèce. Après les prêts de 110 milliards d’euros sur trois ans octroyés en mai 2010 à la Grèce par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI), une nouvelle aide va lui être accordée. Ce deuxième plan d’aide courant jusqu’à fin 2014 sera dans le détail composé d’environ 109 milliards d’euros de prêts de l’Europe et du Fonds monétaire international, la répartition entre les deux ensembles n’ayant pas encore été décidée. Les créanciers privés de la Grèce (banques, assurances, fonds de pension…) sont aussi mis à contribution. Ils feront un sacrifice portant sur 135 milliards d’euros de stock de dettes dont les échéances s’étalent jusqu’à 2020. L’effort consiste en une baisse du taux d’intérêt et de la valeur des futurs emprunts qui remplaceront ces stocks et en un allongement de leur maturité à 30 ans. Cet effort, qui permettra d’alléger la charge financière de la Grèce, est évalué à 21 %.
Les marchés ont salué cet accord. L’euro a rebondi face au dollar, remontant au-dessus de 1,44. A la clôture, Paris a gagné 1,66 %, Londres 0,79 %, Francfort 0,95 %, Madrid 2,93 % et Milan 3,76 %. Les grandes gagnantes ont été les banques, très exposées à la dette de la Grèce et d’autres pays européens. Elles ont signé les meilleures performances sur toutes les places européennes pour finir sur des hausses comprises entre 5 et 9 %. A l’origine de leur rebond le fait qu’elles échappent à la taxe bancaire et qu’elles pourront se séparer de la dette qu’elles détiennent sur les Etats en difficulté. Les banques devraient avoir la possibilité de céder ses titres au fonds de secours des pays de la zone euro (FESF). En France, Société Générale a pris 6,11 % et BNP Paribas 4,26 %.
LES ECHOS pages 2 à 7, LE FIGARO pages 22, 23 et 27, LA TRIBUNE pages 2-3. 

Des chartes régionales pour relancer les exportations
Face au déficit commercial – 7 milliards d’euros au mois de mai –, Pierre Lellouche prône la mobilisation générale.
Après la signature d’une charte nationale cadre de l’exportation, le 12 juillet dernier, c’est au niveau des régions que le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur souhaite mobiliser les acteurs de l’exportation, affirme LA TRIBUNE (page 5) : l’Etat, les CCI et les conseillers du commerce extérieur mais aussi les organismes de financement comme la Coface ou Oséo. Objectif : repérer les entreprises pouvant se développer à l’international et les accompagner dans cette démarche. Des chartes régionales ainsi que des « maison de l’export », suivant le modèle installé dans le Nord-Pas-de-Calais, seront mises en place.
Cinq régions font déjà l’objet de convention, dont l’Alsace, où Pierre Lellouche s’est rendu jeudi. Avant de continuer son tour de France en Franche-Comté et en Bourgogne, en septembre. Toutes les chartes régionales devraient être signées d’ici la fin de l’année. 

Education et recherche : Bruxelles met les bouchées doubles
La Commission européenne intensifie ses investissements en matière d’éducation et de recherche. Sa proposition de budget pour 2014-2020, adoptée fin juin, prévoit un nouveau programme pour l’éducation et la formation doté de 15 milliards d’euros (+ 73 %) afin notamment de doubler, à 800 000, le nombre de bourses annuelles pour les étudiants et les enseignants-chercheurs.
Le programme cadre pour la recherche et l’innovation, qui vise à porter les dépenses de R&D à 3 % du PIB d’ici à 2020, sera doté de 80 milliards d’euros, soit une hausse de 46 % par rapport à 2007-2013.
Mardi, Bruxelles a par ailleurs débloqué une enveloppe de 7 milliards d’euros dans le cadre de son programme 2007-2013 (doté de 53 milliards). Avec un objectif : créer 450 000 emplois dans les quinze ans et 80 milliards d’euros de croissance supplémentaire. LA TRIBUNE page 5.